Couche-Tard met fin aux actions à double catégorie

La société basée au Québec convertira toutes ses actions de catégorie B en circulation en actions de catégorie A sur une base d’une pour une à compter de la séance de mercredi.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir La société basée au Québec convertira toutes ses actions de catégorie B en circulation en actions de catégorie A sur une base d’une pour une à compter de la séance de mercredi.

Le géant des dépanneurs Alimentation Couche-Tard met fin cette semaine à sa structure d’actions à deux catégories.

La société basée au Québec convertira toutes ses actions de catégorie B en circulation en actions de catégorie A sur une base d’une pour une à compter de la séance de mercredi, soit plus tôt que ce qui avait indiqué précédemment. Une clause de limitation dans le temps avait été mise en place en 1995 pour mettre fin à la structure d’actions à double catégorie lorsque le plus jeune des fondateurs de l’entreprise atteindrait 65 ans ou décéderait. La clause sera déclenchée mercredi avec l’anniversaire du plus jeune fondateur, Jacques D’Amours.

Les actions de catégorie A détenues par les quatre fondateurs — Jacques D’Amours, Alain Bouchard, Richard Fortin et Réal Plourde — confèrent dix voix par action tandis que les actions de catégorie B comportent une voix par action.

Alain Bouchard, qui est président exécutif du conseil d’administration, affirme que les quatre fondateurs demeureront administrateurs et très impliqués dans l’organisation. « Mon engagement et mon leadership au sein de l’entreprise ne changeront pas, et je suis plus que jamais convaincu que notre taille, notre culture et notre stratégie gagnantes, et les structures que nous avons mises en place, tant au niveau de la direction générale que du point de vue de la gouvernance, serviront bien l’entreprise », a-t-il écrit dans un communiqué.

Les quatre fondateurs avaient tenté en vain d’étendre leurs droits de vote en 2016, mais un vote des actionnaires sur la proposition avait été annulé après qu’on fut arrivé à la conclusion qu’un appui des deux tiers des actionnaires subalternes n’était pas possible.

Les quatre hommes contrôleront toujours un nombre important d’actions, mais n’auront plus suffisamment de droits de vote pour bloquer unilatéralement toute offre publique d’achat ou action d’actionnaire qu’ils n’aiment pas.

L’émission d’actions à droit de vote multiple a fait l’objet d’un examen minutieux en raison de la bataille familiale chez Rogers Communications, qui est contrôlée par la famille Rogers par l’entremise de la structure d’actions à double catégorie de l’entreprise.

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