La Banque Nationale dit «non» aux acquisitions

Banque Nationale n’a pas l’intention de faire d’autres acquisitions à l’étranger pour le moment, affirme Laurent Ferreira, le nouveau président et chef de la direction.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Banque Nationale n’a pas l’intention de faire d’autres acquisitions à l’étranger pour le moment, affirme Laurent Ferreira, le nouveau président et chef de la direction.

Même si la Banque Nationale enregistre une forte croissance au Cambodge, elle n’a pas l’intention de faire d’autres acquisitions à l’étranger pour le moment, affirme Laurent Ferreira, le nouveau président et chef de la direction.

« Ce n’est pas une priorité d’investir en dehors des actifs que nous avons déjà. Dans l’immédiat, il n’y a pas d’intention d’investir à l’international. » M. Ferreira, qui a remplacé Louis Vachon au début novembre, présentait pour la première fois, mercredi, les résultats trimestriels de l’institution financière montréalaise à titre de p.-d.g. Il a notamment été questionné sur l’intérêt de réaliser des acquisitions à l’international, où le potentiel de croissance pourrait être plus grand qu’au Canada.

La Banque Nationale est déjà présente en Asie du Sud-Est par l’intermédiaire de sa filiale ABA Bank, dont elle est actionnaire depuis 2014 et dont elle est la seule actionnaire depuis 2019.

La Nationale estime qu’ABA Bank pourrait croître à un rythme supérieur à 10 % l’an prochain.

Plutôt que de faire des acquisitions, M. Ferreira juge qu’il vaut mieux se concentrer sur la croissance des divisions et filiales déjà détenues par la Nationale. « C’est une question de focus. Nous voulons nous assurer de faire croître ABA Bank prudemment. Nous voulons nous assurer de mener cette croissance à travers différents cycles économiques. »

10%
C’est la croissance minimale prévue l’an prochain pour ABA Bank, une filiale de la Banque Nationale en Asie du Sud-Est.

Il a également souligné qu’il voyait que les activités canadiennes méritaient une attention particulière. « Nous voyons en fait beaucoup de potentiel au Canada. Nous voulons mettre plus l’accent sur la croissance des activités au Canada. »

Au sujet d’une potentielle hausse des taux d’intérêt, M. Ferreira croit que le taux d’épargne élevé des ménages durant la pandémie leur permettra d’absorber une éventuelle hausse des taux d’intérêt en 2022.

M. Ferreira a qualifié les résultats du quatrième trimestre (terminé à la fin octobre) d’« exceptionnels », tandis que le bénéfice net est passé de 492 millions à 776 millions, soit un bénéfice par action ajusté de 2,21 $ par rapport à 1,69 $. La Nationale a également profité du feu vert des autorités réglementaires pour augmenter son dividende de 23 % à 0,87 $.

776
C’est le bénéfice net de la Nationale au quatrième trimestre, en millions de dollars, soit de 2,21 $ ajusté par action.

La Royale

La Banque Royale a également déclaré une amélioration de son bénéfice lors du quatrième trimestre, qui s’est établi à 3,9 milliards, en hausse de 646 millions ou de 20 %, par rapport au trimestre correspondant de 2020. Le bénéfice par action a également progressé de 20 % pendant la même période, à 2,68 $.

Pour l’ensemble de l’exercice financier 2021, le bénéfice net de la Banque Royale s’est élevé à 16,1 milliards, en forte hausse de 4,6 milliards, ou 40 %, par rapport à la période correspondante de l’exercice précédent. L’institution rappelle que les résultats de l’exercice 2020 reflétaient le montant élevé des dotations liées aux prêts productifs de 2,6 milliards en raison des répercussions de la pandémie de COVID-19.

3,9
C’est le bénéfice de la Banque Royale au quatrième trimestre, en milliards de dollars, une hausse de 20 % par rapport au trimestre correspondant de 2020.

Le conseil d’administration de la Banque Royale déclare une augmentation du dividende trimestriel sur ses actions ordinaires de 0,12 $ par action, soit de 11 %, ce qui le porte à 1,20 $ par action.

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