Divergence d’opinions sur la question de la suppression des subventions en agriculture

Les subventions européennes à l’agriculture représentent une part importante du revenu des agriculteurs.
Photo: Agence France-Presse Les subventions européennes à l’agriculture représentent une part importante du revenu des agriculteurs.

Les membres de l’OMC sont encore loin de s’entendre sur la question de la suppression des subventions dans l’agriculture voulue par la dirigeante de l’organisation, a estimé mercredi le ministre délégué au Commerce extérieur, Franck Riester.

La directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala avait exhorté mi-octobre les pays à trouver un accord pour mettre fin aux subventions dans l’agriculture qui défavorisent les pays pauvres et nuisent à l’environnement.

« C’est une problématique sensible », a reconnu M. Riester à des journalistes à Washington. « Je pense que l’élan n’est pas vraiment au même niveau que celui (que nous avons) pour (les subventions du secteur de) la pêche », a-t-il ajouté, soulignant que les membres de l’Organisation n’avaient pas encore eu suffisamment de temps pour travailler sur cette problématique.

Les subventions européennes à l’agriculture (environ 9,4 milliards d’euros par an pour la France, premier bénéficiaire) représentent une part importante du revenu des agriculteurs.

Les États-Unis soutiennent aussi massivement leur secteur agricole.

 

Présenté le 8 novembre, un projet de texte révisé — visant à interdire les subventions qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche et à supprimer celles qui favorisent la pêche illicite, non déclarée et non réglementée — doit être examiné au cours de la Conférence ministérielle du 30 novembre au 3 décembre à Genève, en Suisse.

S’agissant des subventions dans le secteur agricole, Franck Riester a relevé qu’il fallait que les pays puissent plancher sur les raisons pour lesquelles ce système n’est pas efficace et quel serait « le bon moyen d’aider ce secteur important pour tous les pays ».

Le ministre français a souligné que si les membres de l’OMC obtenaient des avancées sur la pêche, sur la réforme de l’organisation et le rôle que celle-ci sera amenée à jouer en matière de développement durable, « ce serait un bon résultat pour une ministérielle ».

Des ministres du monde entier vont examiner le fonctionnement du système commercial multilatéral avec l’objectif de le réformer lors de cette 12e conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du Commerce.

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