Abipa et Groupe ARM fusionnent

Abipa International, dont le siège social demeurera à Boisbriand, comptera désormais 400 employés répartis dans six sites au Canada, en France et au Maroc.
Photo: Abipa Canada Abipa International, dont le siège social demeurera à Boisbriand, comptera désormais 400 employés répartis dans six sites au Canada, en France et au Maroc.

Les petits fournisseurs du secteur de l’aéronautique gagnent à prendre de l’ampleur pour mieux servir leurs clients. C’est le constat qui a amené Abipa Canada, une entreprise de Boisbriand, dans les Laurentides, à s’unir à la française Groupe ARM.

L’écosystème aéronautique est mondial et les grands donneurs d’ordres ont des sites répartis à travers le monde, explique Jean Blondin, qui continuera d’agir comme président et chef de la direction de la nouvelle entité, sous le nom d’Abipa International. « Quand on est petit, une petite PME, je pense qu’on est très bon, mais on a des limitations dans l’offre qu’on peut faire », a-t-il dit en conférence de presse.

Abipa International, dont le siège social demeurera à Boisbriand, comptera désormais 400 employés répartis dans six sites au Canada, en France et au Maroc. Son chiffre d’affaires « dépasse » les 100 millions de dollars.

Pour la présidente d’Aéro Montréal, Suzanne Benoît, l’alliance entre les deux fournisseurs est un modèle à imiter. « L’idée, c’est de se renforcer, d’aller chercher cette masse critique qui va permettre de rayonner à l’international. »

Le Fonds de solidarité FTQ

Présent au capital d’Abipa depuis 2012, le Fonds de solidarité FTQ reste le principal actionnaire de l’entreprise fusionnée. L’ensemble des actionnaires de l’entreprise québécoise et de Groupe ARM conservent une participation dans la nouvelle entreprise. Le fonds de travailleurs et Exportation et développement Canada (EDC) ont injecté 15 millions de nouveaux capitaux dans l’aventure. L’argent ne servira pas à rembourser des dettes, mais il permet tout de même à la société de demeurer « très solide financièrement », a dit M. Blondin.

Ces nouveaux capitaux permettront à Abipa International de « préparer le futur ». « Ça va nous permettre au bon moment d’investir là où il faut, de développer de nouvelles composantes, d’investir dans la technologie et l’intelligence artificielle », a-t-il ajouté.

Vu de France, l’axe Toulouse-Montréal a pris beaucoup de relief et est devenu, pardonnez-moi l’expression, assez sexy. Ç’a été un élément parmi d’autres dans la décision de finaliser cette transaction.

 

Le but de ces investissements sera de gagner des parts de marché, a enchaîné Ludovic Couillaud, président du Groupe ARM et fils du fondateur de l’entreprise familiale. « Si on fait ça, non seulement ça va créer des emplois, mais ça va créer des occasions pour investir. »

La transaction démontre l’importance qu’a prise l’axe France-Québec dans l’industrie aéronautique, selon Ludovic Couillaud. « Vu de France, l’axe Toulouse-Montréal a pris beaucoup de relief et est devenu, pardonnez-moi l’expression, assez sexy. Ç’a été un élément parmi d’autres dans la décision de finaliser cette transaction. »

 

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