Cominar a rencontré de nombreux acheteurs

Cominar rapporte une valeur de l’actif net de 14,72$ par part pour les neuf premiers mois de l’année, tandis que l’offre est de 11,75$.
Photo: Getty Images Cominar rapporte une valeur de l’actif net de 14,72$ par part pour les neuf premiers mois de l’année, tandis que l’offre est de 11,75$.

Cominar a rencontré de « nombreux » acheteurs potentiels avant d’accepter l’offre de Canderel au bout d’un processus qui a duré plus d’un an, affirme Sylvain Cossette, président et chef de la direction du fonds immobilier de Québec.

« Les négociations entre Cominar et les acheteurs se sont étalées sur une période de 13 mois, a dit M. Cossette au cours d’une conférence téléphonique sur les résultats du troisième trimestre. L’offre était la meilleure et la plus élevée reçue au cours de ce processus. » La société a accepté la semaine dernière l’offre d’un consortium mené par Canderel en vue d’une acquisition à un prix unitaire de 11,75 $ la part, ce qui représente une valeur de 5,7 milliards en incluant la dette.

Malgré les rumeurs d’une offre concurrente rapportées par La Presse, Jonathan Kelcher, de Valeurs mobilières TD, estime qu’il est fort peu probable qu’une telle proposition émerge. « Les parties intéressées se seraient manifestées au cours de cette période de 13 mois », avance-t-il. Il note qu’une offre concurrente devrait être d’au moins 12,10 $ par part, soit 11,80 $ plus les frais de rupture de contrat de 0,30 $ par part.

Le prix offert, inférieur à la valeur de l’actif net par part, soulève des questions chez les analystes financiers. Cominar rapporte une valeur de l’actif net de 14,72 $ par part pour les neuf premiers mois de l’année, tandis que l’offre est de 11,75 $.

M. Kelcher note que normalement, l’achat d’un fonds immobilier diversifié se fait à une prime de 20 % sur la valeur de son actif net, selon une recension faite depuis 2004. Le rabais sur la valeur accordé à l’acquéreur serait le plus important depuis 2010, toujours selon les données de Valeurs mobilières TD.

Pammi Bir, de RBC Marchés des capitaux, avait qualifié l’offre de « peu enlevante » dans un commentaire la semaine dernière. « Ceci étant dit, nous croyons que ça reflète les défis avec lesquels doit composer Cominar, particulièrement dans les centres commerciaux. »

M. Cossette a été avare de détails dans ses réponses aux questions des analystes, qui souhaitaient en savoir davantage sur l’écart entre la valeur de l’actif net et le prix offert.

De manière générale, il a évoqué que les dépenses d’investissement à prévoir et la dette pouvaient expliquer en partie l’écart.

À voir en vidéo