L’inflation canadienne a atteint 4,4%

Les prix à la pompe sont à l’origine de la plus grande partie de l’augmentation, les consommateurs ayant payé 32,8% de plus pour l’essence le mois dernier qu’en septembre 2020.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Les prix à la pompe sont à l’origine de la plus grande partie de l’augmentation, les consommateurs ayant payé 32,8% de plus pour l’essence le mois dernier qu’en septembre 2020.

L’inflation a accéléré en septembre pour atteindre son plus haut niveau depuis février 2003, a indiqué mercredi Statistique Canada.

L’indice des prix à la consommation en septembre montrait ainsi une hausse de 4,4 % par rapport au même mois l’an dernier, a précisé l’agence fédérale. En comparaison, l’inflation annuelle s’était établie à 4,1 % en août.

Les prix à la pompe sont à l’origine de la plus grande partie de l’augmentation, les consommateurs ayant payé 32,8 % de plus pour l’essence le mois dernier par rapport à septembre 2020. En excluant le prix de l’essence, l’inflation se serait établie à 3,5 % en septembre, a indiqué Statistique Canada.

 
3,9 %
C’est l’augmentation qu’ont subi les prix des aliments d’une année à l’autre.

Dans l’ensemble, les prix des aliments ont augmenté de 3,9 % d’une année à l’autre, alors que leur hausse avait été de 2,7 % en août, a ajouté l’agence.

La cadence des augmentations globales des prix en août reflétait le rebond des prix par rapport aux creux observés un an plus tôt et l’augmentation de la demande des consommateurs, en plus de témoigner des goulets d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement, qui ont fait grimper les coûts de transport — lesquels sont ultimement répercutés sur les acheteurs. Ces goulets d’étranglement n’ont pas diminué, et le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a indiqué la semaine dernière qu’ils se révélaient plus persistants qu’il ne l’avait prévu au départ.

Guérison incomplète

La lecture de l’inflation pour le mois de septembre a marqué un sixième mois consécutif où la hausse des prix à la consommation dépasse la fourchette cible de la Banque du Canada, qui se situe entre 1 % et 3 %.

Selon Statistique Canada, la moyenne des trois mesures de l’inflation de
base, qui sont considérées comme de meilleurs indicateurs des pressions sous-jacentes sur les prix et sont étroitement suivies par la Banque du Canada, était de 2,7 % en septembre, contre 2,6 % en août. La lecture de septembre est la plus élevée depuis celle de décembre 2008.

L’économiste Royce Mendes, de la Banque CIBC, a estimé que les indicateurs d’inflation de la banque centrale suggéraient que l’économie n’est pas encore complètement guérie de la pandémie. Ces données ne risquent probablement pas de changer l’opinion de la Banque du Canada, qui considère la récente hausse des prix comme temporaire, a-t-il poursuivi.

Le gouverneur Macklem a récemment indiqué que la banque centrale agirait pour freiner l’inflation si l’augmentation des prix donnait des signes d’être motivée par des éléments plus sérieux que des points de pression ponctuels.



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