Le recul des ventes de maisons se poursuit

Les ventes de résidences ont chuté de 28% dans la région de Montréal et de 26% dans celle de Québec en septembre, par rapport au même mois l’an dernier.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Les ventes de résidences ont chuté de 28% dans la région de Montréal et de 26% dans celle de Québec en septembre, par rapport au même mois l’an dernier.

Les ventes de résidences ont chuté de 28 % dans la région de Montréal et de 26 % dans celle de Québec en septembre par rapport au même mois l’an dernier, a indiqué mardi l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), qui signale que le marché continue de se rapprocher de ses niveaux prépandémiques.

Au total, 3671 maisons ont été vendues le mois dernier dans la région métropolitaine, contre 5120 en septembre 2020. Les nouvelles inscriptions à la vente pour le mois sont également passées de 7499 en septembre 2020 à 5818 le mois dernier. Les prix médians ont continué à augmenter fortement, atteignant 504 500 $ pour les maisons unifamiliales, 365 000 $ pour les copropriétés et 690 000 $ pour les plex de deux à cinq logements.

Au cumul des neuf premiers mois de l’année, le nombre de ventes n’atteint plus qu’un niveau de 6 % supérieur à celui de l’année dernière, avec 42 163 transactions.

Le marché immobilier montréalais présente toujours des conditions de surchauffe importantes, a poursuivi l’APCIQ, mais la proportion de ventes conclues au-dessus du prix demandé a faibli au cours des cinq derniers mois, ce qui se manifeste sur le terrain par une réduction du nombre d’acheteurs faisant une offre pour une même propriété.

« L’offre de propriétés résidentielles a continué de se rétrécir en septembre, alors que l’on comptait 11 182 inscriptions en vigueur sur le système Centris, soit 20 % moins qu’à la même période un an auparavant. De janvier à septembre, le nombre de propriétés disponibles à la vente dans la région métropolitaine a également chuté de 20 %, un phénomène accentué par de bas niveaux de nouvelles inscriptions qui se succèdent depuis maintenant plusieurs mois », souligne l’APCIQ.

Même constat à Québec

À Québec, le nombre de transactions réalisées a baissé pour un quatrième mois consécutif en septembre, cette fois de 26 %, alors que 686 ventes ont été réalisées par l’entremise du système Centris des courtiers immobiliers. Au cumul des neuf premiers mois de l’année, l’activité transactionnelle a seulement progressé de 1 % par rapport à la même période en 2020, avec un total de 7829 ventes.

L’offre de propriétés résidentielles a continué de se contracter en septembre, en enregistrant une baisse substantielle de 33 % comparativement au même mois en 2020. Ce recul est causé principalement par un nombre insuffisant de nouvelles inscriptions sur le marché. De janvier à septembre, les inscriptions en vigueur ont fléchi de 45 %, favorisant toujours le resserrement des conditions de marché qui s’observe depuis plusieurs mois, et ce, principalement pour le segment de l’unifamiliale, dont l’inventaire représente seulement 3,2 mois de ventes, indique l’APCIQ.

Le prix médian des unifamiliales a poursuivi sa croissance à 315 000 $, un gain de 12 % par rapport à septembre 2020. Les copropriétés ont vu leur prix médian progresser de 13 %, atteignant 225 000 $. Le prix médian des petits immeubles à revenus est quant à lui resté stable, à 335 500 $.

Avec Le Devoir

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