Grâce à la Chine, l'industrie minière québécoise a une santé de fer

Le fer est le produit québécois le plus demandé en Chine.
Illustration: Le Devoir Le fer est le produit québécois le plus demandé en Chine.

Le fer est le produit québécois le plus demandé en Chine : près de 43 % des exportations québécoises de ce métal y aboutissent. Entre 2017 et 2020, leur valeur a presque été multipliée par 10.

Selon l’Association minière du Québec (AMQ), cette situation peut être expliquée à la fois par la hausse de la production québécoise, par l’appétit croissant de la Chine pour de l’acier et par l’augmentation des prix du minerai de fer. « La Chine était en relance économique pendant que nous, on vivait nos vagues de la pandémie de COVID-19 »,observe Josée Méthot, p.-d.g. de l’AMQ. De nombreux projets d’infrastructure nécessitant de l’acier, un alliage composé essentiellement de fer, ont été lancés sur le territoire du géant asiatique.


Et la demande risque de persister, croit Mme Méthot. Pour que la Chine puisse atteindre ses objectifs environnementaux tout en développant ses infrastructures, le fer québécois sera un atout, affirme-t-elle. « Le Québec est en mesure de produire du minerai d’une haute pureté. Pour obtenir la même tonne d’acier, notre fer permet de produire moins de gaz à effet de serre. Le monde va avoir besoin de notre fer », dit-elle.

Par contre, le marché chinois n’est pas parfaitement stable : face à une crise énergétique causée par un manque de charbon, Pékin a récemment ordonné à plusieurs usines, dont des aciéries, de réduire ou de suspendre leurs activités. Cela a déjà des répercussions sur le marché, remarque l’analyste Cory Combs, de la firme Trivium China. Et il est difficile de prévoir comment la situation se résoudra, note-t-il.

Les producteurs québécois de fer ne mettent pas tous leurs œufs dans le panier chinois, assure toutefois Mme Méthot. Une part importante du minerai extrait ici prend le chemin des aciéries de la province. Et d’autres pays d’Asie et d’Europe se partagent les 57 % restants des exportations.



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