Le Québec et la Chine échangent aussi des idées

La relation Québec-Chine va au-delà des ordinateurs et de la viande de porc.
Illustration: Le Devoir La relation Québec-Chine va au-delà des ordinateurs et de la viande de porc.

Les échanges économiques entre le Québec et la Chine ne sont pas seulement faits d’ordinateurs et de viande de porc.

Le nombre d’étudiants chinois inscrits dans le réseau universitaire québécois a triplé en 10 ans, tant et si bien qu’ils constituaient en 2019 la deuxième cohorte d’étudiants étrangers (12 % du total), derrière les Français (34 %), mais devant les Américains (6 %). Des étudiants qui apportent non seulement une rafraîchissante diversité culturelle et intellectuelle au sein des campus, mais aussi des revenus appréciables.


En économie, les exportations ne se limitent pas aux échanges de produits : elles comprennent aussi des services, notamment ceux que l’on rend sur son propre territoire à des ressortissants étrangers. En 2019, le Québec exportait ainsi pour près de 107 milliards de dollars de produits vers l’étranger, et 26 milliards en services à l’échelle de la planète.

Il n’y a d’ailleurs pas que les étudiants chinois qui arrivent en grand nombre, il y a aussi les touristes. Trois fois plus nombreux qu’il y a 10 ans, ils choisissent d’abord la Colombie-Britannique (35 %) et l’Ontario (31 %) quand ils visitent le Canada, mais s’aventurent aussi de plus en plus souvent au Québec (15 %). Ils ont été plus de 200 000 à venir découvrir les paysages québécois en 2019, loin derrière les 2,5 millions d’Américains et les 400 000 Français, mais devant les Mexicains (120 000), les Britanniques (116 000) et tous les autres. Ils restent en moyenne un peu plus d’une semaine, durant laquelle ils dépensent près de 600 $ par personne.

L’Association des firmes de génie-conseil Québec, qui représente l’un des secteurs phares de la province à l’étranger, dispose de peu de données sur la présence de ses membres en Chine. Selon une enquête commandée en 2016, la grande région Asie-Pacifique était le marché où ils étaient le moins présents — à raison de 40 % des grandes firmes québécoises, contre 57 % au Moyen-Orient, 71 % aux États-Unis et en Europe et 86 % en Afrique. SNC-Lavalin remportait toutefois encore en 2019 des prix internationaux pour l’un de ses projets en Chine, soit la tour Huarong à Zhuhai.



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