Un recul de 0,1 % en juillet pour le Canada

Le secteur des services d’hébergement et de restauration, qui a subi de plein fouet les mesures de santé publique restreignant les services en personne et les voyages, a bondi de 12,5% en juillet, enregistrant ainsi un deuxième mois consécutif de croissance supérieure à 10%.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Le secteur des services d’hébergement et de restauration, qui a subi de plein fouet les mesures de santé publique restreignant les services en personne et les voyages, a bondi de 12,5% en juillet, enregistrant ainsi un deuxième mois consécutif de croissance supérieure à 10%.

Les consommateurs semblent avoir aidé l’économie canadienne à traverser les difficultés du mois de juillet, Statistique Canada ayant indiqué vendredi que le PIB avait diminué de 0,1 % au cours de ce mois, avant de rebondir en août.

La variation de juillet était meilleure que l’estimation initiale de l’agence fédérale — qui avait d’abord évoqué une contraction de 0,4 % — alors que le temps chaud, l’assouplissement des restrictions de santé publique et la baisse du nombre de cas de COVID-19 ont rempli les terrasses et permis aux Canadiens de voyager.

Le secteur des services d’hébergement et de restauration, qui a subi de plein fouet les mesures de santé publique restreignant les services en personne et les voyages, a bondi de 12,5 % en juillet, enregistrant ainsi un deuxième mois consécutif de croissance supérieure à 10 %. Le transport aérien a pour sa part augmenté de 67,7 % en juillet, les voyageurs entièrement vaccinés n’étant plus tenus de se mettre en quarantaine à compter du 5 juillet.

Malgré tout, chaque secteur est encore bien en deçà d’où il se trouvait avant le début de la pandémie. Le secteur des services d’hébergement et de restauration affichait en juillet un recul de 21,3 % par rapport à février 2020, tandis que le transport aérien était inférieur de près de 83 % à ses niveaux d’avant la pandémie.

Statistique Canada a indiqué que l’activité économique totale en juillet était inférieure d’environ 2 % à ses niveaux de février 2020, un écart qui devrait avoir rétréci à 1 % en août en tenant compte de l’estimation initiale de l’agence, qui observe une augmentation préliminaire de 0,7 % du PIB pour le mois. Les données finales pour le PIB d’août seront dévoilées à la fin du mois d’octobre.

Inflation et dépenses libérales

 

L’économiste de la Banque Royale du Canada a écrit que de nouvelles augmentations du PIB seraient plus difficiles à obtenir, en particulier au cours de l’année prochaine, car les inquiétudes liées à l’inflation remplaceront les inquiétudes au sujet de la croissance et que les banques centrales, dont la Banque du Canada, envisageront de relever leurs taux d’intérêt, qui sont actuellement à un très bas niveau.

Au Canada, la décision interviendrait dans un contexte de nouvelles dépenses fédérales promises par les libéraux de Justin Trudeau pendant la campagne électorale.

 

Une analyse postélectorale de Rebekah Young, directrice des études économiques fiscales et provinciales de la Banque Scotia, a estimé que les 13 milliards de dollars en nouvelles dépenses promis par les libéraux pour l’exercice en cours et le suivant pourraient ajouter environ deux dixièmes de point de pourcentage à la production, mais pourraient également forcer la banque centrale à relever ses taux plus tôt que prévu.

Selon Mme Young, une augmentation d’un demi-point de pourcentage du taux de financement à un jour freinerait temporairement l’activité économique d’environ 0,2 point de pourcentage du PIB, ce qui contrebalancerait le coup de pouce budgétaire.

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