Wall Street termine sur un sérieux repli

Selon des résultats à la clôture, l’indice Dow Jones a abandonné 1,6% à 34 299,99 points.
Photo: Richard Drew Associated Press Selon des résultats à la clôture, l’indice Dow Jones a abandonné 1,6% à 34 299,99 points.

La Bourse de New York a conclu sur un sérieux repli mardi, en route pour son pire mois depuis un an, lestée par une montée des taux obligataires qui se préparent à une réduction prochaine du soutien de la Banque centrale américaine (Fed) à l’économie.

Selon des résultats à la clôture, l’indice Dow Jones a abandonné 1,6 % à 34 299,99 points. Le Nasdaq a chuté de 2,8 % à 14 546,68 points et le S&P 500 a perdu 2 % à 4352,63 points. À Toronto, l’indice composé S& P/TSX a perdu 1,4 % pour terminer la journée avec 20 174,14 points.

Les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans s’élevaient à 1,54 %, le plus haut chiffre en trois mois, contre 1,48 % la veille, après être montés jusqu’à 1,56 % en séance.

Spectre d’une diminution prochaine des achats d’actifs de la Fed, impasse autour du plafond de la dette, inquiétude sur la persistance de l’inflation : les opérateurs avaient de multiples raisons pour une nouvelle séance volatile à Wall Street.

Devant une commission du Sénat, le patron de la banque centrale, Jerome Powell, n’a en outre pas caché mardi que l’inflation, provoquée notamment par les problèmes d’approvisionnements industriels après la pandémie, « était élevée et le resterait probablement dans les mois qui viennent ». Il a continué à promettre toutefois que la hausse des prix décélérerait ensuite.

Nervosité

 

La saga au Congrès autour du plafond de la dette a commencé aussi à inquiéter alors que la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a annoncé devant cette même commission que les États-Unis seraient à court de ressources le 18 octobre si ce plafond n’est pas relevé. Elle a mis en garde contre les conséquences « désastreuses » d’un défaut de paiement américain, jamais intervenu dans l’histoire.

Sur le front macroéconomique, un indice de confiance des consommateurs décevant a ajouté à la nervosité. Le moral des ménages américains, mesuré par le Conference Board, a de nouveau reculé en septembre, s’affichant au plus bas depuis février, signe des inquiétudes grandissantes autour de la pandémie, des perspectives de croissance et des risques d’inflation.

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