C2 Montréal revient en personne, en ligne... et en rogne

C2 Montréal sera de retour à La Tohu le mois prochain, dans une édition à la fois en ligne et en personne.
Photo: Mathieu Létourneau C2 Montréal sera de retour à La Tohu le mois prochain, dans une édition à la fois en ligne et en personne.

Après une édition 2020 entièrement en ligne, C2 Montréal se produira le mois prochain à la fois en ligne et en personne à La Tohu.

Malgré la présence de personnalités du divertissement et des affaires bien connues, l’événement doit tout de même se conformer à des règles imposées par la Santé publique plus sévères pour ce type d’événements que pour les festivals, ce qui fait pester ses organisateurs.

Cette formule hybride est une façon pour les organisateurs de l’événement annuel de revenir à la formule traditionnelle et un peu plus prestigieuse des années précédentes, tout en conservant l’accessibilité des diffusions en ligne et en direct, explique le président de C2 Montréal, Jacques-André Dupont.

« L’édition 2020 en ligne nous a permis de rajeunir et d’élargir notre clientèle pour aller chercher des gens qui n’avaient pas le temps ou les moyens de venir sur place, dit-il en entrevue au Devoir. Cela nous permet d’offrir deux niveaux d’expérience : une en personne, un peu plus haut de gamme, et l’autre en ligne, plus accessible. »

Cette combinaison sera la norme dans le petit monde des conférences internationales pour quelques années au moins, croit M. Dupont, notamment en raison des restrictions sanitaires qui rendent les voyages d’affaires plus fastidieux.

Renouveler, renouer, reconnecter

L’organisateur en profite d’ailleurs pour lancer une flèche à la Santé publique, qui encadre beaucoup plus sévèrement la tenue d’événements comme C2 Montréal que celle d’événements sportifs ou de festivals grand public. « Paul Piché le chanteur, aux Francos, peut attirer pas mal plus de spectateurs que s’il donnait une conférence », illustre M. Dupont. Ce dernier souhaite que les règles encadrant son événement soient revues afin de lui permettre d’accueillir quelques centaines de spectateurs de plus.

Le thème de C2 Montréal cette année tient en deux lettres : « re ». Renouveler, renouer, reconnecter… Il incarne le recommencement d’activités qui ont été lourdement plombées en 2020 par la pandémie de COVID-19. Cela laisse assez de place pour toucher d’autres thèmes qui sont eux aussi dans l’air du temps, comme la diversité.

La comédienne, scénariste et productrice américaine Vera Mindy Chokalingam, généralement connue sous le nom de Mindy Kaling et encore mieux connue pour son rôle de représentante au service à la clientèle dans la version états-unienne de The Office, figure en tête de liste des personnalités invitées sur scène le mois prochain. Elle parlera d’inclusion et d’égalité dans le monde des médias et des affaires.

On y verra des étoiles d’un tout autre genre également, vu le caractère technologique de C2 Montréal. Parmi les autres conférenciers se trouve le p.-d.g. et cofondateur de NorthStar Earth & Space, Stewart Bain. La société spatiale montréalaise s’est donné comme mission d’assurer la circulation en toute sécurité des objets spatiaux qui orbitent autour de notre planète.

La p.-d.g. de la Banque de développement du Canada (et ancienne ambassadrice du Canada en France et à Monaco), Isabelle Hudon, fait aussi partie des présentateurs. Le professeur Karl Moore, de la Faculté de gestion de l’Université McGill, est également de la liste. Des dirigeants provenant de Google, de TikTok et de la firme McKinsey viendront aussi offrir leurs connaissances sur scène.

Si les thèmes forts de l’édition 2021 de C2 Montréal ne sont pas encore tout à fait apparents, les organisateurs ont voulu expressément opter pour plus de diversité dans les sujets et les publics visés. À titre d’exemple : Ghislain Picard, Innu de la communauté de Pessamit et chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, figure parmi les conférenciers. « Notre mandat est de connecter des communautés entre elles et de créer un impact. Nous espérons pouvoir créer davantage de liens avec les gens d’affaires des Premières Nations. »

 

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