Les banques canadiennes alléchées par le rebond américain

Le produit intérieur brut des États-Unis a enregistré une croissance de 6,6% au deuxième trimestre, tandis que le celui du Canada a connu une baisse de 0,3%.
Photo: Nicole Pereira/New York Stock Exchange via AP Le produit intérieur brut des États-Unis a enregistré une croissance de 6,6% au deuxième trimestre, tandis que le celui du Canada a connu une baisse de 0,3%.

Les grands patrons des banques canadiennes disent qu’ils cherchent à développer leurs activités aux États-Unis, lesquelles connaissent un fort rebond économique dans la foulée des difficultés apportées par la pandémie.

S’exprimant lors du Sommet financier de la Banque Scotia, le chef de la direction de la Scotia, Brian Porter, a indiqué que le pays montrait un rebond plus vigoureux que ceux des autres marchés sur lesquels sa banque est en activité, comme les Caraïbes et l’Amérique latine.

« La reprise économique n’est pas égale à travers le monde, comme nous le savons tous, a-t-il affirmé. De toute évidence, les États-Unis sont en tête du peloton. »

Selon lui, le Canada n’est pas loin derrière, même si le produit intérieur brut des États-Unis a enregistré une croissance de 6,6 % au deuxième trimestre, tandis que le celui du Canada a connu une baisse de 0,3 %.

Brian Porter a indiqué que son institution souhaitait grossir ses affaires aux États-Unis, en particulier du côté de la gestion de patrimoine, et qu’elle envisageait des acquisitions pour ce faire.

Possibilités de croissance

 

Le chef de la direction de la Banque Royale, Dave McKay, a pour sa part indiqué que son institution financière envisageait d’utiliser sa base aux États-Unis pour exploiter les 60 à 70 milliards de dollars de revenus potentiels des entreprises de taille moyenne à gagner dans les prêts et les transactions.

M. McKay a expliqué que la Royale utilisait la base de la City National Bank, des activités établies à Los Angeles acquises en 2015, afin d’alimenter la croissance pour les entreprises et les clients fortunés.

Son homologue à la Banque de Montréal, Darryl White, a souligné que la banque continuait d’étendre sa capacité aux États-Unis, ce qui lui a permis d’ouvrir de nouvelles activités commerciales dans des endroits comme la Floride, le Texas et le Colorado il y a à peine quelques semaines.

Le chef de la direction de la Banque TD, Bharat Masrani, a quant à lui indiqué que la TD avait déjà une forte présence dans le pays avec plus de 10 millions de clients, mais qu’elle continuait d’y renforcer ses capacités, y compris dans son offre en gestion de patrimoine.

« Il y a un énorme potentiel [aux États-Unis], et s’il existe un moyen pour que les fusions et acquisitions puissent accélérer nos aspirations de croissance, nous devrions bien sûr l’examiner sérieusement. »

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