Le CP réitère son intérêt pour KCS

Le CP a soutenu que son offre de 31 milliards de dollars américains, même si elle est de moindre valeur que celle de 33,6 milliards du CN, comportait moins de risques réglementaires.
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Le CP a soutenu que son offre de 31 milliards de dollars américains, même si elle est de moindre valeur que celle de 33,6 milliards du CN, comportait moins de risques réglementaires.

Le Chemin de fer Canadien Pacifique (CP) a contacté le conseil d’administration de Kansas City Southern (KCS) pour lui signifier qu’il souhaitait toujours faire son acquisition, après que les autorités réglementaires américaines ont rejeté mardi un élément clé de l’offre de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada.

« C’est la combinaison parfaite », a affirmé mercredi le chef de la direction du CP, Keith Creel, au lendemain du rejet par le Surface Transportation Board (STB) des États-Unis de la demande du Canadien National (CN) de recourir à une fiducie de vote dans le cadre de son offre pour KCS.

Le CP a soutenu que son offre de 31 milliards de dollars américains, même si elle est de moindre valeur que celle de 33,6 milliards du CN, comportait moins de risques réglementaires. Le conseil d’administration de KCS a expliqué qu’il évaluerait la proposition du CP conformément aux termes de l’accord de fusion de KCS avec le CN et qu’il y répondrait en temps voulu.

KCS et le CN se sont tous deux dits déçus par la décision du régulateur américain et évaluaient les options. KCS a ajouté qu’il avait l’intention d’ajourner une assemblée spéciale qui avait été prévue vendredi, au cours de laquelle les actionnaires devaient voter sur la proposition du CN.

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C’est le montant de l’offre, en dollars américains, de Chemin de fer Canadien Pacifique pour Kansas City Southern. L’offre du Canadien National pour KCS était de 33,6 milliards.

La mise en place d’une fiducie de vote aurait assuré l’indépendance et la santé financière de KCS pendant le déroulement d’un examen approfondi de la transaction, tout en permettant aux actionnaires d’être payés sans devoir attendre une décision définitive sur la proposition d’acquisition du CN. Mais le STB a statué que la fiducie de vote réduirait les incitations à la concurrence entre les deux chemins de fer, dont les réseaux se chevauchent, et qu’elle n’était pas conforme à la norme d’intérêt public en vertu de ses règlements sur les fusions.

Le CN a affirmé qu’il restait persuadé que son offre d’acquisition du transporteur ferroviaire américain était d’intérêt public. L’acquisition proposée par le CN serait la première prise de contrôle d’un important chemin de fer américain en deux décennies. Les règles américaines sur les fusions des chemins de fer ont été resserrées en 2001, et la proposition du CN serait la première à les mettre à l’épreuve.

Le CP a déjà obtenu, plus tôt cette année, l’approbation du STB pour mettre en place une fiducie de vote, en raison de sa plus petite taille et de l’absence de chevauchements avec KCS. Il a aussi obtenu une dérogation afin que son offre soit examinée selon les anciens critères de fusion.

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