Des bornes de recharge chez Couche-Tard

Pour le moment, les premiers tests auront lieu cette année dans «un nombre limité» d’établissements de la province, ainsi qu’en Californie. En tout, 20 bornes électriques seront installées à travers le Québec.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Pour le moment, les premiers tests auront lieu cette année dans «un nombre limité» d’établissements de la province, ainsi qu’en Californie. En tout, 20 bornes électriques seront installées à travers le Québec.

Le Québec va servir de laboratoire pour l’implantation de bornes de recharge électriques dans les stations-service d’Alimentation Couche-Tard en Amérique du Nord. Les premières bornes seront inaugurées dès cette année.

« Le Québec est un modèle unique avec l’importance qu’a l’hydroélectricité, souligne le p.-d.g., Brian Hannasch, en entrevue à La Presse canadienne. Nous n’aurions pas pu trouver de meilleur endroit pour commencer [à tester nos bornes de recharge électrique] en Amérique du Nord. »

Pour le moment, les premiers tests auront lieu cette année dans « un nombre limité » d’établissements de la province, ainsi qu’en Californie. En tout, 20 bornes électriques seront installées à travers le Québec.

Il y a un peu plus de 114 000 véhicules électriques sur les routes de la province, selon l’Association des véhicules électriques du Québec. La vente de véhicules à essence devrait être interdite dès 2035, selon les plans du gouvernement Legault.

Couche-Tard a fait ses premiers tests en Norvège, où elle a un réseau de bornes de recharge électriques depuis « sept ou huit ans ». L’entreprise lavalloise se targue également d’être le troisième vendeur en importance de bornes de recharge résidentielles dans le pays scandinave.

De l’expérience norvégienne, M. Hannasch dit avoir appris que l’emplacement idéal pour le réseau de bornes se trouvait près des grands axes routiers et des centres commerciaux. « Les gens ont tendance à charger leur véhicule à la maison, explique-t-il. Nous avons découvert que les stations de proximité n’étaient pas nécessairement le bon endroit pour installer des bornes. »

Pandémie et vaccination

L’entreprise de Laval dévoilait ses résultats du premier trimestre mardi soir et tenait son assemblée annuelle mercredi. M. Hannasch a dit que le variant Delta de la COVID-19 apportait de nouvelles sources d’incertitude. Le report du retour au bureau pourrait ralentir la progression de l’achalandage de ses dépanneurs et stations-service. Il a aussi mentionné que la pénurie de main-d’œuvre était particulièrement aiguë aux États-Unis.

Le marché du travail est moins serré au Canada, précise en entrevue Claude Tessier, chef de la direction financière. « La reprise économique n’a pas été aussi forte qu’aux États-Unis, car la réouverture de l’économie a pris plus de temps, notamment en Ontario, tandis que tout a rouvert aux États-Unis. » Comme aux États-Unis, l’employeur déploie différentes mesures pour alléger le travail des employés, à l’aide de la technologie et de stratégies de « réduction des coûts ».

Au sujet de la vaccination, Couche-Tard n’oblige pas ses employés en magasin à être vaccinés, mais n’exclut pas de le faire à l’avenir. « La situation change si rapidement. Je ne peux pas dire qu’on ne le fera jamais », répond M. Hannasch en entrevue. La société va au-devant de la réglementation locale en demandant que tous les employés fréquentant ses bureaux soient vaccinés ou présentent un résultat négatif à un test de dépistage réalisé dans les 72 dernières heures. Les gens qui assistent à une réunion doivent également être vaccinés.

De manière générale, le taux de vaccination des employés de Couche-Tard serait semblable à celui dans la région où ils travaillent.

Résultats financiers

Alimentation Couche-Tard a terminé son premier trimestre avec une hausse de 40 % de ses revenus, ce qui n’a pas empêché son profit net de diminuer par rapport à l’an dernier. La chaîne de dépanneurs de Laval a engrangé un bénéfice net de 764,4 millions $US (71 ¢ par action), ce qui se comparait à un profit net de 777,1 millions (70 ¢ par action) pour la même période un an plus tôt. Le bénéfice ajusté a reculé de 4,7 % à 758 millions, par rapport à 795 millions au premier trimestre de 2020. Par action, il est resté stable à 71 ¢ US.

Les revenus pour le trimestre clos le 18 juillet se sont établis à 13,58 milliards, en hausse par rapport à ceux de 9,71 milliards de la même période l’an dernier.

Les ventes totales de marchandises ont augmenté de 5,4 %, même si celles des établissements ouverts depuis au moins un an ont diminué de 0,2 % aux États-Unis et de 9,6 % au Canada. Les ventes comparables ont avancé de 5,9 % en Europe et dans d’autres régions. Du côté du carburant, les ventes des établissements ouverts depuis au moins un an ont progressé de 11,8 % aux États-Unis, de 10,4 % au Canada et de 6,3 % en Europe.

« Bien que la COVID-19 affecte encore l’achalandage, les volumes de carburant vendus se sont améliorés, et nous continuons de générer des marges robustes, tout en développant nos opérations globales liées au carburant sur le plan de l’approvisionnement, de l’analyse de prix, ainsi que de la transition vers notre marque de carburant Circle K, pour laquelle nos résultats continuent d’être positifs », a affirmé dans un communiqué le chef de la direction de Couche-Tard, Brian Hannasch

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