Une entente de principe est conclue chez Olymel

Les syndiqués se prononceront sur l'entente de principe mardi en assemblée générale.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Les syndiqués se prononceront sur l'entente de principe mardi en assemblée générale.

La direction et le syndicat des travailleurs d’Olymel à Vallée-Jonction ont annoncé dimanche qu’une entente de principe avait été conclue, à quelques heures de la fin de son ultimatum.

Les syndiqués seront convoqués « rapidement » en assemblée générale pour présenter cette nouvelle entente de principe, a indiqué dans un communiqué le syndicat affilié à la CSN, qui ne fera aucun autre commentaire jusqu’à l’issue du vote.

La direction de l’entreprise avait menacé de licencier plus de 500 employés du quart de soir si aucune entente n’intervenait à la table des négociations d’ici minuit. La mesure demeure toujours comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des grévistes puisqu’elle a été repoussée à mercredi.

Le premier vice-président de l’entreprise, Paul Beauchamp, a indiqué que « la décision d’abolir le quart de soir est suspendue pour permettre aux dirigeants du syndicat d’organiser une assemblée générale de ses membres ».

Si l’entente est entérinée par les syndiqués, la mesure sera abandonnée, a ajouté M. Beauchamp.

« [La] grève qui est entrée hier dans son cinquième mois, a eu des impacts économiques extrêmement négatifs sur l’entreprise et la région. Elle fait toujours peser la menace d’abattages humanitaires et de gaspillage alimentaire, en plus de contraindre plusieurs producteurs de porcs du Québec à des conditions d’élevage inadmissibles », a-t-il déclaré par voie de communiqué.

Le ministre du Travail Jean Boulet s’est réjoui de la tournure des événements. « Je félicite les parties pour cette nouvelle entente de principe […] Le blitz de médiation a porté ses fruits », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que les syndiqués se prononceront mardi en assemblée générale.

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