Legault veut peupler le Nord québécois

De passage à Chibougamau lundi, le premier ministre François Legault a dit vouloir multiplier les incitatifs visant à convaincre des Québécois de s’installer en Jamésie. 
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne De passage à Chibougamau lundi, le premier ministre François Legault a dit vouloir multiplier les incitatifs visant à convaincre des Québécois de s’installer en Jamésie. 

Le gouvernement Legault veut mettre fin au phénomène du fly-in fly-out, bien connu des régions nordiques, et faire en sorte de peupler cette partie du Québec située au nord du 49e parallèle.

De passage à Chibougamau lundi, le premier ministre François Legault a dit vouloir multiplier les incitatifs visant à convaincre des Québécois de s’installer en Jamésie pour y vivre à temps plein, pas seulement pour y travailler en attendant le prochain avion les ramenant dans les régions plus densément peuplées du sud du Québec.

De nombreux travailleurs du Nord habitent en fait dans d’autres régions et font la navette, toutes les deux semaines, privilégiant ce qu’on appelle le fly-in fly-out. « On ne bâtit pas une société forte avec des gens qui entrent et qui sortent continuellement. Je n’aime pas le navettage, le fly-in fly-out », a-t-il dit, sans fixer d’objectif précis pour corriger la situation, qui n’a rien de nouveau.

Pour contrer ce phénomène et amener les gens à s’installer véritablement dans les régions nordiques, le premier ministre veut accroître l’offre de logements et songe à offrir des incitatifs fiscaux aux entreprises. Québec a annoncé lundi qu’il était prêt à investir jusqu’à 100 millions de dollars dans la construction de plus de 300 logis, dont l’essentiel (87 millions) servira à construire des maisons unifamiliales dans le nord de la province, dont 40 maisons modulaires à Chibougamau dès l’automne 2022. D’autres logis seront construits à Lebel-sur-Quévillon.

Il a insisté pour dire qu’il fallait « occuper le territoire » et qu’il y avait quantité d’emplois bien rémunérés qui cherchaient preneurs, particulièrement dans le secteur minier, dans cette partie peu peuplée du Québec.

« Il y a des jobs payantes à 100 000 $ dans le nord du Québec », a-t-il dit, rappelant que le secteur minier devrait connaître une période de croissance dans les années qui viennent.

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