Les prix de l’essence grimpent, d’autres hausses attendues

Selon le site web Essence Montréal, le prix moyen de l’essence au Québec était de 1,36 $ le litre en milieu de journée.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Selon le site web Essence Montréal, le prix moyen de l’essence au Québec était de 1,36 $ le litre en milieu de journée.

Le prix de l’essence a atteint un sommet sans précédent à Vancouver vendredi et a augmenté de façon spectaculaire dans tout le pays, alors que d’autres hausses sont à prévoir selon un analyste.

Le président d’Énergie abordable pour les Canadiens, Dan McTeague, affirme que le prix moyen de l’essence à Vancouver a atteint 1,74 $ vendredi, et que celui en Ontario a été de 1,35 $ le litre en moyenne.

Selon le site web Essence Montréal, le prix moyen de l’essence au Québec était de 1,36 $ le litre en milieu de journée.

M. McTeague s’attend à ce que les prix grimpent encore davantage à mesure que les voyages aériens reprennent et que l’assouplissement des restrictions pandémiques augmente la demande pour le carburant.

La vitesse à laquelle les prix de l’essence ont augmenté est selon lui remarquable, les prix moyens au Canada ayant cru de 30 cents depuis le début de l’année.

« C’est assez important, et nous n’avons pas tout à fait atteint ce que nous allons atteindre », a-t-il déclaré.

Il affirme que l’augmentation était due à une augmentation rapide de la demande alors que l’Amérique du Nord se déconfine.

La canicule en cours dans la partie ouest du continent a également contribué à mettre une pression sur les prix, certaines raffineries étant à des niveaux d’exploitation inférieurs.

« C’est le développement d’une tempête parfaite pour les consommateurs et nous devons nous y préparer et envisager une année très coûteuse à venir », a déclaré M. McTeague.

Il a dit s’attendre à ce que le prix du pétrole brut atteigne environ 84 $ le baril, par rapport à 75 $ le baril vendredi.

Il y a davantage de signes que les prix du pétrole vont grimper, a-t-il ajouté, comme le fait qu’il y a eu six semaines consécutives de baisse des stocks de pétrole, l’Agence américaine d’information sur l’énergie faisant état d’une pénurie moyenne d’environ 5 millions de barils.

Il s’agissait, a noté M. McTeague, de la plus longue séquence de baisses enregistrée et elle était due à une réduction continue de la quantité de pétrole extrait en Amérique du Nord.

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