L’immobilier commercial s’améliore au Canada

L’augmentation du nombre de bureaux inoccupés a ralenti dans toutes les grandes villes canadiennes au deuxième trimestre.
Photo: Getty Images L’augmentation du nombre de bureaux inoccupés a ralenti dans toutes les grandes villes canadiennes au deuxième trimestre.

L’immobilier commercial canadien laisse entrevoir une reprise économique postpandémique, estime la firme de services immobiliers CBRE.

L’augmentation du nombre de bureaux inoccupés a ralenti dans toutes les grandes villes canadiennes au deuxième trimestre, tandis que la demande industrielle s’est accélérée, a souligné CBRE.

Les taux d’inoccupation des bureaux dans le centre des grandes villes ont enregistré leur plus faible augmentation depuis le début de la pandémie, l’an dernier, alors que les locataires de bureaux se préparent à réintégrer leurs employés au cours du second semestre. Selon CBRE, le Canada possède les quatre marchés de bureaux de centre-ville les plus tendus en Amérique du Nord, avec un taux d’inoccupation de 6,6 % à Vancouver, de 10 % à Toronto, de 10,6 % à Ottawa et de 11,1 % à Montréal. Le taux d’inoccupation des bureaux à Halifax a diminué à 19,7 % au centre-ville et à 13 % en banlieue, ce qui pourrait préfigurer un retour à la normale dans d’autres villes dans le cadre du processus de réouverture.

Les sous-locations, qui ont inondé le marché pendant la pandémie, sont désormais très recherchées, certaines entreprises retirant les espaces qu’elles avaient annoncés sur le marché pour les réoccuper. La société affirme que près de 90 000 mètres carrés (un million de pieds carrés) d’espaces de bureaux précédemment mis en location pour la sous-location ont été annulés ou loués dans les centres-villes au deuxième trimestre, dont la moitié à Toronto.

« Les inscriptions de locaux à sous-louer sont parfois des réactions impulsives à une correction soudaine, en baisse comme en hausse, des marchés. Les sous-locations annulées ou les locaux repris par de nouvelles entreprises sont très bon signe », a affirmé le vice-président exécutif et directeur général de CBRE Canada, Paul Morassutti.

« Les grands marchés des locaux à bureaux du Canada ont bien tiré leur épingle du jeu dans l’année écoulée par rapport aux grandes villes ailleurs dans le monde, et on peut s’attendre à ce que ces marchés continuent de prendre de la vitesse à mesure que les confinements s’assouplissent. »

Le taux de disponibilité de l’immobilier industriel de première qualité a chuté dans l’ensemble du pays. La région de Waterloo, en Ontario, est celle qui affiche le plus faible taux de disponibilité en Amérique du Nord, soit 0,9 %. Les taux de disponibilité sont de 3 % ou moins dans tous les marchés, sauf celui des Prairies. Ce taux atteint notamment 1,1 % à Vancouver, 1,2 % à Toronto et 1,4, % à Montréal.

La hausse des coûts des terrains et de la construction limite les options pour les entreprises industrielles. La quantité d’espace à louer ou à acheter a diminué au cours du trimestre de 35 % à Vancouver, de 28 % à Montréal et de 25 % à Toronto. Le taux de disponibilité de Calgary a diminué de 1,2 % tandis que celui d’Edmonton a baissé de 0,7 %.

« Le niveau de la demande industrielle atteint un niveau sans précédent et évolue aujourd’hui à la hausse malgré des limitations très concrètes », a ajouté M. Morassutti. « Il n’y a pas assez de superficie pour répondre à la demande des entreprises et on ne peut pas construire assez rapidement de nouveaux locaux. »

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