Fin des discussions entre Transat et Pierre Karl Péladeau

Pierre Karl Péladeau
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Pierre Karl Péladeau

Devant le cours de l’action de Transat A.T. qui prend de l’altitude, l’homme d’affaires québécois Pierre Karl Péladeau a mis fin aux discussions visant à en faire l’acquisition, a annoncé lundi le voyagiste.

« Compte tenu du cours actuel, le prix offert ne permet plus d’envisager raisonnablement que la transaction pourrait recevoir l’aval nécessaire des actionnaires aux fins de pouvoir procéder. En conséquence, MTRHP a confirmé à la Société qu’elle se retirait des discussions », indique le transporteur dans un communiqué de presse.

Le titre de Transat A.T. se négociait aux alentours de 7 $ lundi matin à la Bourse de Toronto, en baisse d’environ 3 %.

La proposition non contraignante déposée au début avril envisageait une transaction par laquelle la société Gestion MTRHP de M. Péladeau ferait l’acquisition de la totalité des actions de Transat sur une base de 5 $ par action, payable en espèces. La veille, le 6 avril, l’action clôturait à 4,51 $.

L’offre avait initialement été refusée par l’actionnaire principal, Letko Brosseau. À la mi-mai, M. Péladeau prétendait ne plus être intéressé par cet achat, alors que Transat répliquait ne pas avoir été avisée formellement de ce désintérêt. Il y a une dizaine de jours, Transat notait, lors de la divulgation de ses résultats du deuxième trimestre de l’exercice financier en cours, que les discussions se poursuivaient avec l’actionnaire de contrôle de Québecor, tout en précisant qu’« il n’y a[vait] aucune certitude qu’une transaction en résultera[it] ».

Le transporteur a annoncé que les travaux de son « comité spécial chargé d’évaluer les options stratégiques » prendront fin dans les circonstances.

Transat A.T. reprendra ses activités le 30 juillet et prévoit s’envoler de Montréal dès le mois d’août vers trois destinations : Paris, Cancún et Punta Cana.

Le bureau de M. Péladeau n’avait pas répondu à une demande de renseignements de La Presse canadienne au moment où ces lignes étaient écrites.

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