SNC connaît un bénéfice de 25,4 millions

Le bénéfice net consolidé du groupe d'ingénierie SNC-Lavalin a été de 25,4 millions, ou 50 ¢ par action, au deuxième trimestre de 2004. Il s'élevait à 23,2 millions, ou 45 ¢ par action, pour la période correspondante de l'exercice précédent.

Les revenus ont glissé à 774,2 millions, alors qu'ils étaient de 846,6 millions un an plus tôt.

La quote-part de SNC-Lavalin dans la perte comptable nette provenant de l'autoroute 407 pour le deuxième trimestre a été de 3,8 millions, contre 3,3 millions pour la période correspondante de l'exercice précédent.

Jacques Lamarre, président et chef de la direction du Groupe SNC-Lavalin, a souligné hier lors du dévoilement des résultats trimestriels que le carnet de commandes a augmenté comparativement au trimestre précédent. À la fin du trimestre, le carnet de commandes de la compagnie était de 4,1 milliards, comparativement à 3,9 milliards à la fin du trimestre précédent et à 4,2 milliards à la fin 2003.

«Plusieurs occasions s'offrent à nous dans tous nos secteurs d'activité, et nous restons optimistes à l'égard des trimestres à venir», a mentionné M. Lamarre. Un récent contrat pour la réalisation d'une centrale au gaz naturel à Bécancour est le quatrième du genre pour SNC cette dernière année, a indiqué pour sa part Gilles Laramée, chef de la direction financière, au cours d'une entrevue. Les autres concernent des usines dans l'État américain du Nouveau-Mexique, en Algérie et en Irlande.

M. Laramée a aussi révélé que SNC-Lavalin a obtenu une prolongation de cinq ans de son contrat avec Postes Canada pour l'approvisionnement et l'entretien de boîtes aux lettres communautaires — une entente de plus de 100 millions.

Le seul secteur en perte de vitesse, a ajouté M. Laramée, est celui de la défense. SNC-Lavalin fournit entre autres des services logistiques aux missions des Forces armées canadiennes. SNC a notamment construit la base temporaire de Camp Julien pour les soldats canadiens en poste à Kaboul, en Afghanistan, pour 42 millions. «La défense ne respecte pas les marges pour certains contrats», a dit M. Laramée.

Mais avec des offres faites pour des projets importants de production d'électricité au Canada, aux États-Unis, au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique du Nord, «nous sommes certainement très optimistes».

Et malgré un ralentissement du côté de la construction de centrales thermiques aux États-Unis, «il s'agit d'un secteur très très actif au moment où on se parle».

Au cours d'un appel-conférence, M. Lamarre a ajouté que SNC poursuivait sa recherche d'entreprises à acquérir. Durant le deuxième trimestre, le groupe a acheté deux entreprises à Lyon, en France, portant sa main-d'oeuvre totale dans ce pays à 630 personnes.

SNC a aussi créé une filiale en Pologne dans le secteur énergétique, en plus d'avoir investi, durant la période, 180 millions dans des compagnies nord-américaines du secteur de l'énergie, dont Gaz Métro et Enbridge de Calgary.