Les caisses de retraite d'employeurs au plus creux en 2002

Ottawa — Les caisses de retraite d'employeurs qui investissent en bourse ont vu leurs rendements atteindre un creux en 2002, rapportait hier Statistique Canada.

En l'an 2000, ces régimes obtenaient un rendement de placements situé à «un sommet de 12,6 %». Or, suite à une «chute brutale» sur le marché des actions en 2001 et 2002, le rendement était descendu en 2002 à «un creux record de 1,7 %».

Alors qu'elles avaient dégagé 47 milliards de bénéfices sur la vente et l'achat d'actions en 2000, les caisses de retraite ont perdu sur ces transactions 11 milliards en 2002. Les employeurs, dont certains étaient en congé de cotisations depuis des années, ont dû ainsi réagir à ce faible rendement en rehaussant fortement leurs cotisations aux régimes, explique l'agence fédérale, les portant à 12,6 milliards en 2002, contre 7,3 milliards en 2000.

Dans ce contexte financier, la chute des marchés «a eu un effet dévastateur sur les caisses de retraite en fiducie», dit l'agence; entre la fin de 2000 et décembre 2002, «les cours des marchés boursiers canadiens ont baissé de 26 %».

Cette semaine, la Banque Royale faisait état, au trimestre clos le 30 juin dernier, des rendements tout juste positifs (0,3 %) des 2700 régimes suivis par une de ses filiales; au premier semestre de 2004, par contre, le rendement de ces régimes était de 4,2 %.

Pour sa part, le rapport de Statistique Canada, un recensement mené aux deux ans, porte sur environ 14 000 régimes d'employeurs regroupant 5,5 millions de personnes au 31 décembre 2002.

Quant au Régime de pension du Canada, sur l'exercice bouclé le 31 mars dernier, ses placements en bourse ont rapporté 17,6 %; le RPC doit publier aujourd'hui son bilan trimestriel au 30 juin.

Le plus gros régime de retraite au pays, la Caisse de dépôt et placement du Québec, a obtenu 15,2 % à sa dernière année; le deuxième par la taille, la caisse ontarienne Teachers, a fait mieux avec un rendement de 18 % sur l'exercice.