Le milieu des affaires réclame un plan pour la réouverture des frontières

Arguant que la vaccination devrait rendre obsolète la quarantaine obligée à l’hôtel, Michel Leblanc a réclamé la fin de ces quarantaines et un plan précis de réouverture des frontières pour que la communauté d’affaires puisse planifier l’après-pandémie.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Arguant que la vaccination devrait rendre obsolète la quarantaine obligée à l’hôtel, Michel Leblanc a réclamé la fin de ces quarantaines et un plan précis de réouverture des frontières pour que la communauté d’affaires puisse planifier l’après-pandémie.

Ottawa prêche la patience aux gens d’affaires qui réclament au moins un plan pour la réouverture des frontières.

Le ministre des Affaires étrangères, Marc Garneau, était l’invité de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, mercredi matin. Lors d’une apparition virtuelle, il a prononcé un discours, puis répondu aux questions du président de la chambre, Michel Leblanc.

Arguant que la vaccination devrait rendre obsolète la quarantaine obligée à l’hôtel, M. Leblanc a réclamé la fin de ces quarantaines et un plan précis de réouverture des frontières pour que la communauté d’affaires puisse planifier l’après-pandémie. M. Leblanc veut un « plan », de la « prévisibilité », « des dates avec des conditions ».

« On est très conscients que les gens deviennent impatients et puis, je prends note très clairement ce matin de votre mot “prévisibilité” […] Je ramène ça chez moi, à mes collègues », a promis le ministre Garneau qui siège au comité du cabinet créé pour gérer la réponse à la pandémie.

Pas de consensus

Du même souffle, le ministre fédéral a rappelé que cette décision, d’ouvrir ou non les frontières, ne dépend pas que d’Ottawa. Mardi, le premier ministre François Legault a déclaré qu’il n’y avait pas consensus dans les provinces au sujet des frontières, l’Alberta étant de celles qui réclament une réouverture rapide.

« Il y a des provinces comme l’Ontario et le Québec qui veulent attendre. Nous, on le répète, ce qu’on souhaite, c’est d’abord que les gens aient obtenu leurs deux doses avant d’ouvrir […] donc idéalement, pas avant la fin août », a dit M. Legault en réponse à une question de journaliste.

Mercredi, le président de la Chambre de commerce insistait auprès du ministre Garneau. « Il y a des gens, doublement vaccinés […] Beaucoup de gens d’affaires qui veulent aller à l’étranger pour renforcer leurs relations avec leurs clients, faire du développement d’affaires, […] est-ce qu’on peut avoir tout de suite un signalement clair qu’on lève le confinement obligatoire en hôtel dans les prochains jours ? » a demandé M. Leblanc.

Le ministre a souligné qu’il était lui-même encore en quarantaine, chez lui, après avoir passé ses trois jours obligés à l’hôtel, au retour d’un voyage en Islande. Et puis, il a rappelé qu’il travaille avec ses homologues américain et européens pour l’élaboration d’un passeport vaccinal.

En après-midi, deux députés libéraux ont joint leurs voix à celles des gens d’affaires. Le député ontarien Nathaniel Erskine-Smith et l’élu de l’Île-du-Prince-Édouard Wayne Easter ont publié un communiqué signé aussi par un membre du Congrès américain. « Les individus qui ont la preuve qu’ils sont immunisés [contre la COVID-19] peuvent voyager en toute sécurité et ne devraient pas être soumis aux obligations de quarantaine », écrivent-ils, en se référant aux conseils des experts.

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