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Martha Stewart Living affiche des pertes plus importantes que prévu

New York — Encore sous le choc des démêlés judiciaires de sa fondatrice et ancienne présidente, Martha Stewart, qui a été condamnée à la prison le mois dernier, la société Martha Stewart Living Omnimedia a fait état hier de pertes plus importantes que ce à quoi s'attendait Wall Street pour le deuxième trimestre.

L'entreprise, aux prises avec des revenus publicitaires en baisse, a également prévenu qu'elle s'attendait à des pertes plus élevées que prévu lors du troisième trimestre.

Dans le but de se concentrer sur ses points forts, la société new-yorkaise a annoncé son intention de mettre un terme à ses activités de vente par catalogue d'ici à la fin de l'année, bien qu'elle poursuivra la vente directement au consommateur de ses produits floraux, marthaflowers, tout en maintenant en ligne son site Internet, marthastewart.com.

L'entreprise compte par ailleurs lancer Everyday Food, une nouvelle émission de télévision devant être diffusée sur les ondes de la chaîne publique américaine PBS, dans l'espoir de tirer profit du succès remporté par le magazine du même titre. Une fois de plus, la société tente de se distancer de sa fondatrice, dont le nom a été donné à toute une gamme de produits.

Martha Stewart Living Omnimedia a enregistré une perte de 19,29 millions $US, soit 39 ¢US par action, pour la période s'étant terminée le 30 juin 2004. Ces résultats sont en contraste avec le bénéfice de 931 000 $US (2 ¢US par action) observé lors de la même période l'an dernier.

Martha Stewart, la reine américaine de la décoration d'intérieur, a été condamnée le 16 juillet à cinq mois de prison et cinq mois de résidence surveillée chez elle pour avoir menti à la justice au sujet d'une vente douteuse d'actions.

La juge Miriam Goldman Cedarbaum a alors précisé que la sentence était suspendue le temps de l'appel, ce qui fait que Stewart évite pour l'instant la prison.

Agée de 62 ans, elle avait été reconnue coupable en mars d'obstruction à la justice et de fausses déclarations, mais elle avait échappé à la condamnation pour délit d'initiés.

L'affaire remonte à 2001, lorsqu'elle avait vendu près de

228 000 $US d'actions de la compagnie de biotechnologie ImClone Systems à la veille d'une annonce qui a entraîné la chute de la société.

Selon l'accusation, Stewart a vendu, évitant ainsi de perdre des sommes considérables, ayant appris que Sam Waksal, le patron d'ImClone et son ami, cherchait par tous les moyens à se débarrasser de ses propres titres.

Stewart avait démissionné de la tête de son groupe Martha Stewart Living Omnimedia après sa mise en examen en 2003, et quitté le conseil d'administration après sa condamnation, mais elle reste directrice éditoriale.