Marchés boursiers - Le pétrole pousse les indices

En dépit du niveau record atteint par le pétrole et de données économiques partagées, les indices ont avancé hier sur les marchés. Le dollar canadien a chuté de 0,17 ¢US pour clore à 75,22 ¢US, après avoir gagné un peu de terrain en début de séance.

À la Bourse de Toronto, l'indice S&P/TSX a avancé de 14,88 points, à 8458,07, pour un gain net hebdomadaire de 74,76 points. Le volume était modeste, avec 138,2 millions d'actions échangées, à l'orée d'un long congé au Canada anglais.

À New York, le brut léger a grimpé de 1,07 $US à 43,82 $US le baril, devant les soucis que causent l'approvisionnement de la Russie et la capacité d'ensemble de l'OPEP à combler une éventuelle baisse de la production. Sur le front géopolitique, à Tachkent, capitale de l'Ouzbékistan, des attaques de kamikazes contre les ambassades des États-Unis et d'IsraJel ont ajouté à la crainte ambiante.

Par contre, les marchés ont paru rassurés par la croissance du PIB aux États-Unis, soit 3 % au deuxième trimestre, en écart annuel, même si un bond de 3,7 % était attendu. «L'économie progresse encore», estime Irwin Michael, gestionnaire torontois chez ABC Funds. «Nous aimons ce que nous voyons, nous demeurons généralement acheteurs d'actions.» En outre, l'indice de la confiance des consommateurs de l'Université du Michigan a donné une lecture de 96,7 pour juillet, comparé à celle de 95,6 pour le mois de juin.

À Wall Street, les marchés d'actions américains ont terminé hier en légère hausse, les statistiques du jour brossant un tableau mitigé de l'économie américaine tandis que le nouveau record atteint par le baril de pétrole brut est venu également peser sur la tendance. L'indice Dow Jones des trente principales valeurs a gagné 10,47 points, soit 0,1 %, à 10,139,71, l'indice élargi Standard & Poor's 500 a pris 1,29 point (0,1 %), à 1101,72 et l'indice composé du marché Nasdaq, à forte composante technologique, est monté de 6,30 points (0,3 %), à 1887,36.

Baisse interrompue

Les trois indices parviennent à interrompre une série de baisses hebdomadaires et à afficher des gains sur l'ensemble de la semaine, respectivement de 1,8 % pour le Dow, de 1,4 % pour le S&P 500 et de 2,1 % pour le Nasdaq. En revanche, sur l'ensemble du mois de juillet, le Dow a perdu 2,8 %, le S&P 500, abandonné 3,4 %, et le Nasdaq, dévissé de 7,8 %.

«Nous avons un tableau plutôt mitigé avec d'un côté les chiffres du PIB qui traduisent un ralentissement plus prononcé que l'attendaient les opérateurs, et de l'autre le PMI de Chicago, qui a rebondi de manière tout à fait correcte», résume Rick Meckler de LibertyView Capital Management.

La croissance américaine a en effet ralenti plus que prévu au deuxième trimestre, à 3 % contre 3,6 % attendu, en particulier à cause de la faible hausse de 1 % des dépenses des ménages.

Mais le rythme de l'activité économique s'est accéléré davantage que prévu le Midwest, selon l'indice PMI de Chicago, en hausse à 64,7. En outre, la confiance des consommateurs s'est améliorée en juillet, d'après l'indice de l'université du Michigan, qui augmente à 96,7.

Si les indicateurs du jour n'ont pas permis à Wall Street de se faire une idée beaucoup plus précise de l'état actuel de la croissance économique américaine, le pétrole continue de faire craindre pour son évolution future. Toute flambée du brut risque en effet d'amputer le pouvoir d'achat des consommateurs et les marges des entreprises.