Transat fait le point après une entente qui n’aboutit pas

Selon Transat, M. Péladeau lui aurait fait parvenir une proposition non contraignante le 7 avril, en vertu de laquelle la société Gestion MTRP, appartenant à M. Péladeau, ferait l’acquisition de la totalité des actions de Transat pour 5$ en espèces par action.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Selon Transat, M. Péladeau lui aurait fait parvenir une proposition non contraignante le 7 avril, en vertu de laquelle la société Gestion MTRP, appartenant à M. Péladeau, ferait l’acquisition de la totalité des actions de Transat pour 5$ en espèces par action.

Transat A.T. a fait une mise au point, vendredi, au sujet de l’offre d’achat présentée par Pierre Karl Péladeau, après que l’homme d’affaires a révélé jeudi ne plus être intéressé à acquérir le voyagiste.

Selon Transat, M. Péladeau lui aurait fait parvenir une proposition non contraignante le 7 avril, en vertu de laquelle la société Gestion MTRP, appartenant à M. Péladeau, ferait l’acquisition de la totalité des actions de Transat pour 5 $ en espèces par action. Même si la proposition réclamait une réponse dans les 48 heures, les deux groupes ont poursuivi les discussions jusqu’au 13 mai, a poursuivi Transat dans un communiqué.

L’offre de Gestion MTRP aurait en outre fait l’objet d’un examen approfondi mené par un comité spécial, formé d’administrateurs indépendants, chargé d’évaluer toute proposition visant l’acquisition des actions de Transat avec l’aide de conseillers financiers et juridiques. Or, étant incapable de s’entendre sur un prix avec le plus important actionnaire de Transat A. T., Pierre Karl Péladeau affirme n’avoir « plus d’intérêt actuellement » pour l’achat du voyagiste.

Le grand patron et actionnaire de contrôle de Québecor, qui avait déposé deux offres pour faire l’acquisition de Transat, a expliqué dans une entrevue au Journal de Montréal qu’il est en désaccord avec l’évaluation du titre faite par l’actionnaire principal de Transat A. T., la firme Letko, Brosseau & Associés. Il reproche aussi à Transat A.T. de ne pas avoir soumis ses offres précédentes aux actionnaires.

M. Péladeau avait déjà indiqué publiquement qu’il souhaitait offrir 5 $ pour chacune des actions en circulation. À l’époque, Letko Brosseau avait répété ne pas être intéressée par l’offre de 5 $ par action émanant de l’homme d’affaires.

Le mariage d’Air Canada et Transat A.T., une transaction évaluée à 190 millions de dollars, a avorté au début avril en l’absence d’une autorisation réglementaire de la Commission européenne. Ce feu vert était essentiel à l’opération.

À la fin avril, Transat A.T. a conclu une entente avec Ottawa pour emprunter jusqu’à 700 millions afin de rembourser ses clients dont les vols ont été annulés en raison de la pandémie de COVID-19. Le transporteur avait précédemment signalé avoir besoin d’au moins un demi-milliard de dollars pour traverser l’année.

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