Marchés boursiers - Retour du Dow au-dessus des 10 000 points

Si les plongeons à répétition de l'action de Nortel continuaient à se faire sentir sur Bay Street, le parquet new-yorkais a, de son côté, affiché une pause dans sa correction. L'indice symbolique Dow Jones est remonté au-dessus des 10 000 points hier, soutenu dans son rebond par un indice de confiance des consommateurs américains atteignant un sommet de deux ans.

En fermeture hier, l'indice Dow Jones se chiffrait à 10 085,14, inscrivant ainsi un gain de 123,22 points (de 1,2 %) sur la séance. L'indice plus large et plus représentatif, le S&P 500, a clôturé en hausse de 10,76 points (de 1 %), à 1094,83, alors que celui représentatif des valeurs technologiques, le Nasdaq composé, a gagné 30,08 points, ou 1,6 %, pour clôturer à 1869,10.

Ce soubresaut boursier aux États-Unis s'est produit au détriment d'un recul des cours obligataires. Ce faisant, le rendement de l'obligation du Trésor à 10 ans est remonté à près de 4,6 % contre 4,48 % lundi soir et celui de l'obligation à 30 ans à 5,31 % contre 5,2 %. Et il n'a pas trouvé écho de ce côté-ci de la frontière, avec un indice S&P/TSX abandonnant 20,18 points, à 8294,37. L'indice représentatif du parquet torontois a subi l'influence du plongeon de quelque 15 % de l'action de Nortel et du recul des valeurs aurifères, dans la foulée de la contraction du prix de l'or.

Le prix du métal jaune s'est replié de 3,30 $US l'once à New York, en réaction à une devise américaine tonifiée par de bonnes statistiques économiques. Le dollar canadien qui, en début de séance, abandonnait près de 40 centièmes face au billet vert, s'est toutefois légèrement ressaisi pour terminer en recul de 5 centièmes et demeurer au-dessus des 75 ¢US (à 75,05 ¢US). En deux séances, il aura perdu 64 centièmes face au dollar américain.

Hausse de la confiance

La donnée économique qui a retenu le plus l'attention hier a été la hausse, pour un quatrième trimestre consécutif, de l'indice de confiance des consommateurs américains tel que mesuré par le Conference Board. Cet indice atteignait les 106,1 points en juillet, soit son niveau le plus élevé depuis juin 2002. «L'amélioration du marché du travail a fortement contribué au cours des derniers mois à accroître la confiance des consommateurs», ont noté les économistes du Mouvement Desjardins, qui rappellent qu'il s'est créé 1,3 million d'emplois aux États-Unis depuis le début de l'année.

«Cette embellie cadre donc avec l'amélioration des perspectives économiques américaines et cautionne le resserrement de la politique monétaire entamé par la Réserve fédérale en juin dernier. On doit donc s'attendre à ce que d'autres augmentations des taux directeurs soient annoncées dans les mois à venir, la prochaine [réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale] étant le 10 août 2004», ont-ils ajouté.

Quant au climat d'ensemble, plutôt pessimiste, régnant sur les marchés boursiers, Peter Cardillo, stratège de la maison de courtage SW Bach, invite à surveiller cette vague d'indicateurs économiques pour juillet devant bientôt déferler sur le marché et qui pourrait se révéler être le catalyseur d'un renversement de la tendance à la Bourse. «Ils pourraient refléter un renversement de la faiblesse économique, ce qui aidera à ramener la confiance dans une économie qui reste solide et des résultats de sociétés qui ne vont pas être aussi faibles que les investisseurs ne le perçoivent pour la deuxième moitié.»

Évoluant en phase de correction, les valeurs boursières nord-américaines ont été secouées ces dernières semaines, dans la crainte d'un essoufflement de la croissance des bénéfices des entreprises. La fin de la détente monétaire aux États-Unis est également venue exacerber le risque d'un ralentissement de la croissance économique.

Avec l'Agence France-Presse