Les activités reprennent au port de Montréal après l’adoption d’une loi spéciale

Michel Murray, porte-parole du Syndicat des débardeurs, a affirmé que la loi spéciale représentait une attaque contre le droit de grève constitutionnel des travailleurs.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Michel Murray, porte-parole du Syndicat des débardeurs, a affirmé que la loi spéciale représentait une attaque contre le droit de grève constitutionnel des travailleurs.

Les activités du Port de Montréal reprennent graduellement après que la loi spéciale forçant les débardeurs à retourner au travail a reçu la sanction royale.

La Chambre des communes a adopté le projet de loi jeudi, et le Sénat l’a approuvé tard vendredi soir.

Devant l’adoption d’une loi spéciale, et puisque l’employeur a remis les horaires comme ils étaient avant, les débardeurs seront au rendez-vous dimanche, a indiqué Lisa Djevahirdjian, porte-parole du Syndicat canadien de la fonction publique, auquel est affilié le Syndicat des débardeurs du port de Montréal. Comme la convention collective oblige l’employeur à afficher les assignations avant minuit, la veille, et que la loi est entrée en vigueur dans la nuit de vendredi, les travailleurs reprendront leurs tâches seulement dimanche.

Dans un communiqué diffusé tôt samedi matin, l’Association des employeurs maritimes a annoncé que les activités du port « reprendront leur stabilité indispensable au cours des prochaines heures ».

L’association a toutefois prévenu qu’il faudra encore quelques jours pour que les affaires reprennent leur cours normal. Les clients qui veulent importer ou exporter des biens devront s’attendre à des retards.

Michel Murray, porte-parole du Syndicat des débardeurs, a affirmé que la loi spéciale représentait une attaque contre le droit de grève constitutionnel des travailleurs.

Il a dit aux journalistes lors d’une manifestation du 1er mai à Montréal que le syndicat intenterait une action en justice et porterait plainte auprès de l’Organisation internationale du travail.

La nouvelle loi prévoit qu’un médiateur-arbitre sera sélectionné dans les prochains jours et que la convention collective la plus récente sera prolongée jusqu’à ce qu’une nouvelle entente soit conclue.

Les 1150 travailleurs du port sont sans contrat de travail depuis décembre 2018.

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