Recul des exportations canadiennes

L’excédent commercial de février s’est ainsi chiffré à 1 milliard, a précisé l’agence fédérale, en baisse par rapport à un excédent révisé de 1,2 milliard pour le mois de janvier, les exportations et les importations ayant toutes deux chuté.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir L’excédent commercial de février s’est ainsi chiffré à 1 milliard, a précisé l’agence fédérale, en baisse par rapport à un excédent révisé de 1,2 milliard pour le mois de janvier, les exportations et les importations ayant toutes deux chuté.

Le Canada a affiché un excédent du commerce des marchandises pour un deuxième mois consécutif en février, une première depuis la fin de 2016, a indiqué mercredi Statistique Canada.

L’excédent commercial de février s’est ainsi chiffré à 1 milliard, a précisé l’agence fédérale, en baisse par rapport à un excédent révisé de 1,2 milliard pour le mois de janvier, les exportations et les importations ayant toutes deux chuté.

Aux yeux de l’économiste Omar Abdelrahman, de la Banque TD, le recul des exportations en février n’était pas étonnant après la vigueur observée en janvier, qui avait vu des gains anormalement élevés dans la catégorie, volatile, des aéronefs.

« De même, une faiblesse était attendue dans la production automobile en raison de la pénurie mondiale de puces à semi-conducteur », a écrit Omar Abdelrahman dans un récent rapport.

Les exportations totales ont chuté de 2,7 % en février pour s’établir à 49,9 milliards, après avoir augmenté de 8,2 % en janvier.

Les importations

De l’autre côté de l’équation, les importations totales ont diminué de 2,4 % en février pour s’établir à 48,8 milliards, leur plus bas niveau depuis août 2020.

Exprimées en volumes, les exportations totales ont chuté de 3,8 %, tandis que les importations ont baissé de 3,5 %.

Déficit record aux États-Unis

Aux États-Unis, le déficit commercial a atteint pour le mois de février un plus haut historique, à 71,1 milliards, avec un recul plus marqué des exportations du pays par rapport aux importations, sur fond d’une reprise plus rapide de l’économie américaine face aux économies concurrentes.

Le creusement du déficit de 4,8 % par rapport au mois précédent a été entraîné par une baisse des exportations de 2,6 % supérieure à celle des importations (–0,7 %).

« La croissance américaine plus rapide que dans le reste du monde a creusé le déficit commercial à des niveaux records », indique dans une note Oren Klachkin, économiste pour Oxford Economics, anticipant que celui-ci « devrait continuer à se creuser alors que la reprise américaine va s’intensifier au printemps et à l’été ».

Avec l’Agence France-Presse

 

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