Falconbridge n'a pas souffert du repli des prix du nickel

Toronto — Les profits de Falconbridge ont plus que triplé au deuxième trimestre, malgré un repli des prix du nickel au printemps ainsi que l'impact négatif de l'appréciation du dollar canadien.

Falconbridge a précisé hier que ses solides résultats sont en bonne partie attribuables à la forte demande pour le nickel, le cuivre et autres métaux.

Cette filiale de Noranda a réalisé un bénéfice net de 139 millions $US, ou 77 ¢US par action, pour le trimestre qui a pris fin le 30 juin, comparativement à des profits de 39 millions, ou 21 ¢ par action, lors de la période correspondante de 2003.

L'action de Falconbridge a néanmoins clôturé en baisse de 85 ¢ à la Bourse de Toronto, à 30,80 $.

Lors d'une conférence téléphonique avec des analystes, le chef de la direction de Falconbridge, Aaron Regent, a dit qu'il s'attendait à ce que la demande pour les métaux demeure forte et à ce que l'offre demeure limitée pendant un certain temps encore. Il a de plus souligné que les inventaires sont peu élevés.

Les revenus trimestriels ont atteint 704 millions, en hausse par rapport aux 490 millions de l'année dernière. Cette forte croissance est attribuable aux augmentations de 49 % du prix moyen obtenu par Falconbridge pour le nickel, de 64 % pour le cuivre et de 31 % pour le zinc. Les prix du nickel ont quelque peu faibli en avril et mai, en raison principalement d'une plus forte quantité de métal recyclé sur le marché ainsi que d'un ralentissement de la demande de la part de la Chine. Les prix ont ensuite rebondi en juin.

La société minière Noranda, qui fait présentement l'objet de rumeurs de prise de contrôle par des intérêts étrangers, est propriétaire de Falconbridge à hauteur de 59 %.