La Laurentienne opte pour la désyndicalisation

Les quelque 600 syndiqués — environ 20 % de l’effectif total — se trouvent essentiellement au Québec.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les quelque 600 syndiqués — environ 20 % de l’effectif total — se trouvent essentiellement au Québec.

Appelés à se prononcer sur la question pour une deuxième fois en trois ans, les syndiqués de la Banque Laurentienne ont décidé de voter en faveur de la révocation de leur accréditation.

Le SEPB-Québec, affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), a fait savoir, vendredi, en fin d’après-midi, que l’option de la désyndicalisation avait obtenu 56,6 % d’appuis.

Ce scrutin, qui se tenait depuis le 8 mars, s’est déroulé sur fond d’allégations de pratiques déloyales formulées à l’endroit de la Laurentienne — la septième banque en importance au pays et la seule qui était syndiquée.

Plainte au CCRI

En janvier, une plainte pour pratique déloyale avait été déposée auprès du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI), qui avait déterminé que ces allégations étaient sérieuses et méritaient un examen approfondi. Si elles s’avèrent fondées, le tribunal administratif pourrait invalider la demande de révocation.

Le syndicat alléguait que l’employeur s’était ingéré dans le processus et qu’il encourageait les employés à se départir de leur accréditation.

Les quelque 600 syndiqués — qui représentent environ 20 % de l’effectif total de la banque — se trouvent essentiellement au Québec. On en recensait environ 2000 en 2015, avant le déploiement du plan de transformation qui s’est notamment soldé par des fermetures et des fusions de succursales ainsi que par l’élimination de services au comptoir.

La convention collective, qui a fait l’objet de négociations houleuses, vient à échéance à la fin de l’année.

Selon le SEPB, la présidente et cheffe de la direction de la Laurentienne, Rania Llewellyn, en poste depuis le 30 octobre et qui travaille depuis Toronto, avait refusé de rencontrer les représentants syndicaux.

En février 2018, les syndiqués avaient voté à plus de 60 % pour le maintien de l’accréditation.