L’Australien Mathias Cormann élu secrétaire général de l’OCDE

L’ancien ministre des Finances  australien Mathias Cormann
Mark Graham Agence France-Presse L’ancien ministre des Finances australien Mathias Cormann

L’Australien Mathias Cormann a été élu vendredi secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) par les ambassadeurs de cette organisation forte de 37 membres, malgré de vives critiques d’ONG de protection de l’environnement, a appris l’AFP de sources proches de l’institution.

Ancien ministre des Finances, M. Cormann, âgé de 51 ans, a été élu « à une faible majorité lors de la réunion des chefs de délégation », devant la Suédoise Cecilia Malmström, ancienne commissaire européenne au Commerce, ont ajouté ces sources. Le vote doit être validé formellement par le Conseil, l’organe directeur de l’OCDE, lors de sa réunion mardi. Le nouveau secrétaire général est appelé à prendre ses fonctions début juin.

La lutte contre le changement climatique, en particulier au moyen de la fiscalité, sera au cœur de son mandat à la tête du « club des riches » — les membres de l’OCDE pèsent 60 % du PIB mondial. L’OCDE, qui a fêté ses 60 ans en 2020, a réussi notamment à faire reculer les paradis fiscaux et le secret bancaire, et conduit actuellement les négociations pour réformer la fiscalité des multinationales.

Mathias Cormann n’était pas le favori au départ de cette compétition pour succéder au Mexicain Angel Gurria, qui occupait le poste depuis 15 ans, en raison de positions jugées climatosceptiques. Plusieurs ONG de protection de l’environnement avaient dit dans une lettre à l’OCDE leur « grande préoccupation » à l’égard de l’Australien, et Greenpeace a dénoncé un « terrible » bilan en matière climatique quand il était ministre.

Toutefois, selon des sources proches de l’OCDE, il a bénéficié de la volonté de l’organisation héritée du plan Marshall de s’ouvrir vers l’Asie, et a su « donner des gages en matière environnementale ».

De son côté, Cecilia Malmström n’a, selon les mêmes sources, pas réussi à faire l’unanimité, y compris au sein des délégués européens, en raison, particulièrement, de ses positions jugées trop libérales sur le commerce.

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