Marchés boursiers - Le huard plonge sous la barre des 76 ¢US

Toronto — Les titres de télécommunications et de l'énergie ont laissé la Bourse de Toronto avec un gain hier. Par contre, celle de New York a fermé en baisse, cédant un gain de début de séance.

Le dollar canadien est descendu sous les 76 ¢US, devant la perspective de taux d'intérêt américains plus élevés qu'au Canada. Le huard a clôturé à 75,59 ¢US, un recul de 0,57 ¢US; il était allé jusqu'à 75,36 ¢US en cours de séance, pour ensuite remonter un peu.

Mardi, le président de la Réserve fédérale des États-Unis, Alan Greenspan, avait indiqué que les taux seraient haussés pour faire face à l'inflation, donnant ainsi un coup de pouce au dollar américain.

M. Greenspan «a dit que les taux d'intérêt monteraient, de façon mesurée, mais qu'ils allaient certainement grimper», a noté hier Warren Jestin, économiste à la Banque Scotia.

De son côté, la Banque du Canada a donné à penser aux cambistes qu'elle ne va pas se hâter à remonter les siens, ce qui résulte en un avantage comparatif pour le dollar américain.

À la Bourse de Toronto, l'indice S&P/TSX a gagné 35,61 points, à 8454,15, sur un volume de 238 millions d'actions échangées.

Les propos optimistes de Greenspan n'ont en revanche pas eu prise sur les marchés américains, à l'inverse de ce qui s'était passé la veille. Craignant un ralentissement des résultats des sociétés, les investisseurs ont préféré extérioriser leurs bénéfices après la forte hausse de la séance précédente et malgré de bonnes nouvelles publiées par certains grands noms de Wall Street.

L'indice Dow Jones a fini en repli de 1,01 %, ou 102,94 points, à 10 046,13 points, tandis que l'indice élargi Standard & Poor's 500, qui sert de référence aux gérants de fonds, abandonnait 1,33 %, ou 14,79 points, à 1093,88 points. Le composé du Nasdaq a été particulièrement touché par les prises de gains avec un recul de 2,23 %, ou 42,70 points, à 1874,37 points.

«L'incertitude est grande. Il y a l'élection présidentielle, la situation en Irak, la cherté des prix du pétrole et d'autres choses de ce type», énumère Ozan Akcin, spécialiste des marchés chez Puglisi & Co. «Mettez ces facteurs ensemble et vous ne verrez pas bouger le marché de façon tangible dans un sens ou dans l'autre.»

Les cours à terme du pétrole ont rebondi hier aux États-Unis après l'annonce d'une baisse surprise des stocks de brut la semaine dernière, contrairement aux attentes. Sur le Nymex, le brut léger échéance septembre a gagné 14 ¢US, à 40,58 $US le baril, après être monté un temps à 41,15 $US. Le baril avait perdu un dollar mardi.