Le gouvernement Biden apporte de la stabilité, selon Monique Leroux

Autre point positif pour le Canada, selon Monique Leroux: les États-Unis ont réintégré l’Accord de Paris pour lutter contre les changements climatiques.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Autre point positif pour le Canada, selon Monique Leroux: les États-Unis ont réintégré l’Accord de Paris pour lutter contre les changements climatiques.

Le gouvernement du nouveau président américain, Joe Biden, aura assurément des priorités « pro-américaines », mais cela n’empêchera pas Ottawa et Washington de pouvoir discuter, estime Monique Leroux, qui a récemment remis au gouvernement fédéral un rapport résumant les travaux du Conseil sur la stratégie industrielle du Canada.

L’élection du candidat démocrate est « dans l’ensemble, une bonne chose », a dit Mme Leroux lundi lors d’un entretien en marge d’une allocution au Cercle canadien de Montréal. « Nous allons retrouver avec le gouvernement Biden non pas des gens qui vont toujours être d’accord avec le Canada, mais des gens avec lesquels il sera possible de discuter, de parler, et qui vont faire connaître leur agenda avec un petit peu plus de sérénité, d’expérience et d’expertise. »

« On voit autour du gouvernement Biden des gens extrêmement solides, je pense par exemple à Mme [Janet] Yellen », a dit Mme Leroux, présidente du Mouvement Desjardins de 2008 à 2016. « C’est très réconfortant parce que, si je mets de côté un peu la relation avec eux, que le monde puisse s’appuyer sur un gouvernement américain qui est un peu plus — il ne faut pas se le cacher — plus stable, capable de pouvoir communiquer, de proposer, de rétablir des dialogues à travers le monde, en soi c’est une bonne nouvelle pour le monde, et une bonne nouvelle pour le Canada. […] Est-ce qu’ils vont prendre un agenda qui est pro-américain ? C’est sûr et certain. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de conversations possibles. »

Le nouveau président américain a signé lundi un décret visant à resserrer les règles du Buy American de manière à renforcer la base manufacturière des États-Unis. Ottawa a de l’expérience dans la gestion du protectionnisme américain, a toutefois affirmé la vice-première ministre, Chrystia Freeland, en entrevue à CBC.

Autre point positif pour le Canada, selon Mme Leroux : les États-Unis ont réintégré l’Accord de Paris pour lutter contre les changements climatiques. Il y a quelques jours, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, y a vu le germe d’un plan de transition énergétique continental qui pourrait créer des « occasions d’affaires pour les entreprises des deux côtés de la frontière ».

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