Les techniciens de Bell menacent de débrayer dès jeudi

Les 7000 techniciens de Bell Canada menacent de déclencher la grève dès jeudi, même si les négociations en vue du renouvellement de leur contrat de travail se poursuivent et qu'elles «vont bon train», selon la partie patronale.

La direction de Bell a fait savoir hier en fin de journée qu'elle avait reçu un avis de grève de la part du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP), qui représente les techniciens de l'entreprise.

Le SCEP entend déclencher une grève générale à 16h, jeudi, à moins qu'une entente négociée ne soit conclue d'ici là.

Rejet des offres

Le 12 juillet, les techniciens avaient rejeté dans une proportion de 62,3 % les dernières offres patronales, après que le comité de négociation eut recommandé le rejet de ces offres. La convention collective des techniciens est expirée depuis la fin de novembre 2003.

«Nous regrettons que le syndicat ait choisi de donner un avis de grève — d'autant plus que nous sommes encore à la table de négociation», a déclaré par voie de communiqué Ellen Malcolmson, première vice-présidente responsable de l'exploitation chez Bell Canada. «À notre avis, les pourparlers vont bon train», a-t-elle ajouté.

Les parties ont repris les négociations le 15 juillet. Plusieurs sujets sont en litige, notamment les salaires, le reclassement des employés à temps partiel, la retraite, la réduction du personnel et la sous-traitance ainsi que la durée de la convention collective.

La direction de Bell Canada a rappelé qu'en cas de grève, elle retirera son offre faite le 17 juin, qui comprend notamment un programme de retraite anticipée volontaire.

L'entreprise dit avoir pris des mesures qui lui permettront de maintenir ses services en cas de grève. Ainsi, plus de 4600 cadres de Bell ont reçu une formation à cet effet.