Revitalisation de l’est de Montréal

En ce moment, les quartiers de Pointe-aux-Trembles et Rivière-des-Prairies sont particulièrement difficiles d’accès en transport public, un problème auquel le REM doit remédier.
Photo: Réseau express métropolitain En ce moment, les quartiers de Pointe-aux-Trembles et Rivière-des-Prairies sont particulièrement difficiles d’accès en transport public, un problème auquel le REM doit remédier.

Le projet de Réseau express métropolitain (REM) dans l’est de Montréal, annoncé mardi, va stimuler dès maintenant l’économie de ce secteur où se trouvent de nombreux terrains « en dormance », selon la présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l’est de Montréal. Mais il reste beaucoup de travail à faire, souligne Christine Fréchette, au moment où elle célébrait mercredi le deuxième anniversaire de la Déclaration commune pour revitaliser l’est de Montréal, en compagnie de la mairesse Valérie Plante et de la ministre responsable de la Métropole, Chantal Rouleau.

« On a 40 millions de pieds carrés d’anciens terrains industriels contaminés, ce qui équivaut à plus de deux fois le parc du Mont-Royal. À partir du moment où le REM est annoncé, la volonté de décontaminer ces terrains-là et d’implanter de nouveaux acteurs économiques va beaucoup augmenter », a indiqué Mme Fréchette.

Friches contaminées

En ce moment, les quartiers de Pointe-aux-Trembles et Rivière-des-Prairies sont particulièrement difficiles d’accès en transport public, un problème auquel le REM doit remédier. Avant même sa mise en service, prévue pour 2029, la p.-d.g. prévoit que des promoteurs immobiliers s’intéressent au secteur, tout comme des citoyens en quête de propriétés abordables.

La mairesse de Montréal a d’ailleurs mentionné mercredi, par voie de communiqué, qu’il faudrait revaloriser ces friches contaminées pour « créer de nouveaux pôles d’emploi et développer de nouveaux quartiers résidentiels mixtes » dans l’est de Montréal.

Alors que le gouvernement québécois contribue déjà à la réhabilitation de terrains municipaux par le biais d’une enveloppe de 100 millions de dollars, Mme Fréchette a réclamé la contribution du gouvernement fédéral.

« Les industries pétrolières, pétrochimiques et ferroviaires qui se trouvaient là étaient au cœur de l’économie canadienne. On souhaite donc que le gouvernement canadien mette du sien pour payer les frais associés à la décontamination et au raccordement aux infrastructures comme les aqueducs, les égouts et l’électricité », a-t-elle justifié.

Par ailleurs, Mme Fréchette a affirmé que la Déclaration commune pour revitaliser l’est de Montréal a déjà donné lieu à des avancées concrètes lors des deux dernières années, notamment celle du projet de revitalisation de la rue Notre-Dame Est, piloté par la Société de développement Angus.

La mairesse de l’arrondissement de Montréal-Nord s’est aussi réjouie, mercredi, du passage du REM sur son territoire, affirmant qu’il créerait de la richesse.

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