Dollarama hausse ses profits

Depuis le début de la pandémie, les enseignes comme Dollarama tirent leur épingle du jeu dans un contexte où les consommateurs ont réduit leurs dépenses discrétionnaires, mais ont continué d’acheter de la nourriture et des articles ménagers jugés essentiels.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Depuis le début de la pandémie, les enseignes comme Dollarama tirent leur épingle du jeu dans un contexte où les consommateurs ont réduit leurs dépenses discrétionnaires, mais ont continué d’acheter de la nourriture et des articles ménagers jugés essentiels.

Alors que la deuxième vague de la pandémie de COVID-19 provoque un resserrement des restrictions, Dollarama, qui a affiché une hausse de ses profits au troisième trimestre, offrira aux employés de ses magasins une nouvelle prime spéciale en espèces.

La chaîne d’articles à 1 $ et plus avait été critiquée plus tôt cette année par certains de ses employés, qui souhaitaient qu’elle déploie davantage de mesures pour protéger les travailleurs de ses entrepôts et qu’elle prolonge la prime horaire offerte au début de la crise sanitaire.

« Nous continuons également d’épauler et de reconnaître l’important rôle que nos employés jouent dans notre succès continu », a affirmé mercredi le président et chef de la direction de Dollarama, Neil Rossy, au cours d’une conférence téléphonique avec les analystes.

Dollarama offrira ainsi à ses salariés à temps plein une prime de 300 $, tandis que ceux à temps partiel auront droit à 200 $. Selon l’entreprise, cette mesure devrait toucher plus de 26 000 salariés, mais elle ne concerne pas les travailleurs qui se trouvent dans ses entrepôts.

« Nos travailleurs des entrepôts et du centre de distribution reçoivent déjà des primes différentes », a indiqué dans un courriel une porte-parole, Lyla Radmanovich, en précisant que la structure de rémunération des employés des magasins était différente.

La société emboîte ainsi le pas à d’autres détaillants, comme Walmart Canada et l’épicier Sobeys, propriétaire notamment des enseignes IGA et Rachelle-Béry au Québec, qui ont décidé d’offrir de nouvelles primes en espèces dans la foulée de la deuxième vague de la pandémie.

Dollarama avait mis fin en août dernier aux primes horaires offertes à ses employés. En septembre, elle avait indiqué que ce programme lui avait coûté 11 millions au deuxième trimestre. L’impact financier de cette prime n’a pas été précisé mais, dans une note, l’analyste Irene Nattel, de RBC Marchés des capitaux, l’a chiffré à environ 6 millions.

Un élan qui peut ralentir

Au troisième trimestre terminé le 1er novembre, l’entreprise montréalaise a affiché un bénéfice net de 161,9 millions, ou 52 ¢ par action, en hausse de 17 % par rapport à il y a un an. Les ventes ont totalisé environ 1,1 milliard, en progression de 12 %.

La société a en outre annoncé une hausse de 6,8 % de son dividende trimestriel, qui passera à 4,7 ¢ par action.

Depuis le début de la pandémie, les enseignes comme Dollarama tirent leur épingle du jeu dans un contexte où les consommateurs ont réduit leurs dépenses discrétionnaires, mais ont continué d’acheter de la nourriture et des articles ménagers jugés essentiels, comme des produits de nettoyage.

7,1%
C’est l’augmentation des ventes, au troisième trimestre, des établissements ouverts depuis au moins un an.

« Au quatrième trimestre, nous observons le même élan qu’au trimestre précédent au chapitre des ventes et des marges, a indiqué le chef de la direction financière, Michael Ross. Alors, on verra. Mais pour le moment, nous sommes satisfaits de ce que nous observons. »

Au troisième trimestre, les ventes des établissements ouverts depuis au moins un an ont grimpé de 7,1 %. Le nombre de transactions a fléchi de 15,2 %, mais le montant moyen a bondi de 26,3 %. L’achalandage dans les magasins a diminué par rapport au troisième trimestre l’an dernier, mais cela a été contrebalancé par une hausse du volume d’articles achetés par les consommateurs lors de leurs visites.

Interrogé par les analystes, M. Rossy a fermé la porte, pour le moment, à offrir des articles dans la catégorie variant entre 4,50 $ et 5 $. L’augmentation des coûts des matières premières et des frais de transport pourrait faire grimper le prix de certains produits, a-t-il dit.

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