Convoitée par GardaWorld, G4S se tourne finalement vers une entreprise américaine

Annoncé mardi, l’accord prévoit qu’Allied Universal offrira 255 centimes pour chaque action de G4S, établie à Londres, ce qui place sa valeur à environ 6,7 milliards $ CAN.
Photo: Archives Getty Images Annoncé mardi, l’accord prévoit qu’Allied Universal offrira 255 centimes pour chaque action de G4S, établie à Londres, ce qui place sa valeur à environ 6,7 milliards $ CAN.

Allied Universal, une entreprise américaine soutenue par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), a conclu une entente afin de mettre la main sur le numéro un mondial de la sécurité G4S, qui était également convoité par la multinationale québécoise GardaWorld.

Annoncé mardi, l’accord prévoit qu’Allied Universal offrira 255 centimes pour chaque action de la société établie à Londres, ce qui place la valeur de cette dernière à environ 6,7 milliards $ CAN.

La semaine dernière, GardaWorld, établie à Montréal, avait bonifié son offre hostile d’environ 24 %, à 235 centimes par action, dans le cadre d’une proposition évaluée à 6,3 milliards $ CAN.

Dans un communiqué, G4S a souligné que son conseil d’administration estime que l’offre d’Allied est « juste et raisonnable » et qu’il recommande aux porteurs de titres de l’accepter. La combinaison des deux entreprises permettra de créer un géant mondial dans le secteur de la sécurité avec plus de 750 000 employés à travers le monde, a estimé le chef de la direction de la société britannique, Ashley Almanza.

Quant à GardaWorld, elle emploie plus de 102 000 salariés en Amérique du Nord, en Afrique, en Asie ainsi qu’au Moyen-Orient.

Les échanges s’étaient envenimés au cours des dernières semaines entre le fondateur et président et chef de la direction de GardaWorld, Stéphan Crétier, et la CDPQ, deuxième actionnaire en importance d’Allied.

L’homme d’affaires québécois estimait que la CDPQ lui mettait des bâtons dans les roues en étant aux côtés d’une compagnie qui tente de lui damer le pion. Dans une récente entrevue accordée à Radio-Canada, il avait exprimé des craintes pour son entreprise s’il perdait le combat pour G4S, alors que le secteur de la sécurité est en pleine consolidation.

À voir en vidéo