La CIBC veut accroître sa part du marché

La CIBC voit déjà certaines des intempéries causées par la COVID-19 s’atténuer.
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne La CIBC voit déjà certaines des intempéries causées par la COVID-19 s’atténuer.

Le grand patron de la Banque CIBC a indiqué qu’il était déterminé à protéger et à accroître ses parts de marché dans des secteurs comme ceux des services bancaires aux particuliers et aux petites entreprises, alors que la pandémie de COVID-19 continue de faire rage.

«Nous avons fait de bons progrès (...), mais il y a plus d’avantages à saisir cette année et dans les années à venir», a affirmé jeudi le chef de la direction Victor Dodig lors d’une conférence téléphonique pour discuter des résultats financiers de la banque au quatrième trimestre.

Cet effort vis-à-vis des parts de marché est l’une des principales priorités de M. Dodig, alors que la banque et le pays se préparent à connaître une autre année d’incertitude à cause du coronavirus. La plus grande partie de 2020 a été difficile pour des banques comme la CIBC, qui ont été obligées d’aider leurs clients à surmonter une pandémie imprévue remplie de confinements temporaires, de hausses soudaines du taux de chômage et de demande des consommateurs pour des reports de prêts et d’autres mesures pour les soutenir.

Cependant, la CIBC voit déjà certaines des intempéries causées par la COVID-19 s’atténuer. Les demandes des clients sont revenues des creux précédents et génèrent même une croissance positive d’une année à l’autre. L’adhésion aux offres numériques, comme l’application de finances personnelles Pro-objectifs de la banque, se révèle également être un atout. «Nos investissements technologiques des dernières années pour numériser et simplifier notre banque nous permettent de fournir une assistance à distance en temps réel à nos clients à une époque où la distance physique est devenue la norme», a souligné M. Dodig.

La Banque CIBC a dépassé les attentes jeudi en dévoilant un bénéfice du quatrième trimestre en légère baisse par rapport à la même période l’an dernier. La banque a gagné près de 1,02 milliard pour le trimestre clos le 21 octobre, par rapport à celui de 1,19 milliard à la même période un an plus tôt. Sur une base ajustée, la CIBC a gagné 2,79 $ par action pour le trimestre, en baisse par rapport à 2,84 $ par action il y a un an. Les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 2,52 $ par action, selon les prévisions recueillies par la société de données financières Refinitiv.

À l’instar de la plupart des grandes banques canadiennes, qui ont déclaré cette semaine des bénéfices pour leur quatrième trimestre, la CIBC a cessé de mettre de côté des sommes record dans ses réserves pour se protéger des créances douteuses. Les provisions pour pertes sur créances se sont élevées à 291 millions, contre 402 millions il y a un an et 525 millions au troisième trimestre.

La CIBC a également annoncé jeudi que Katharine Stevenson, qui est administratrice indépendante depuis 2011, deviendra présidente du conseil lors de l’assemblée annuelle de la société, prévue le 8 avril. Mme Stevenson succédera à John Manley, qui quittera le conseil à la réunion lors de l’assemblée, après avoir siégé pendant six ans à sa présidence et 16 ans à titre d’administrateur de la CIBC.

Bond de 80 % à la TD

Pour sa part le grand patron de la Banque TD termine l’année 2020 en préconisant un «optimisme prudent», un message qu’il a répété presque tous les trimestres cette année. Le chef de la direction, Bharat Masrani, a souligné jeudi que la deuxième vague de COVID-19 avait contraint certaines régions à resserrer leurs restrictions, mais il dit observer chaque jour une amélioration de la confiance des consommateurs et des développements de plus en plus prometteurs au sujet d’éventuels vaccins contre le virus.

«Les programmes d’aide gérés par la banque et le gouvernement ont eu l’effet souhaité d’aider nos clients», a noté Ajai Bambawale, chef du risque à la TD, lors de la même conférence que M. Masrani. «Cependant, la forme de la reprise, ainsi que l’ampleur et le moment de l’impact ultime sur le crédit restent incertains.»

La TD a engrangé un profit de 5,14 milliards pour le trimestre clos le 31 octobre, contre celui de 2,86 milliards de la même période l’an dernier. Sur une base ajustée, la TD affirme avoir gagné 1,60 $ par action au cours de son dernier trimestre, comparativement à un bénéfice ajusté de 1,59 $ par action un an plus tôt.

Le trimestre de la banque a été marqué par la conclusion d’un accord qui lui a permis d’acquérir une participation de 13,5 % dans la société d’investissement américaine Charles Schwab Corporation, à la suite de l’acquisition par Schwab de TD Ameritrade Holding.

La TD a également clôturé l’année en comptabilisant 917 millions en provisions pour pertes sur prêts, une réserve utilisée pour parer aux créances douteuses. Les provisions de la TD pour le quatrième trimestre étaient en hausse par rapport à celles de 891 millions d’il y a un an, mais en baisse par rapport à celles de près de 2,19 milliards $ au troisième trimestre.

«Bien que je m’attends à ce que les provisions pour créances douteuses soient plus faibles en 2021 (...), étant donné le degré d’incertitude persistante, elles pourraient rester élevées par rapport aux niveaux d’avant la COVID-19 et pourraient varier d’un trimestre à l’autre», a averti M. Bambawale.