La Banque de Montréal se concentre sur l’énergie canadienne

Le chef de la direction de la Banque, Darryl White, a indiqué que cette décision s’inscrivait dans la volonté de la Banque de mieux répartir ses ressources dans des secteurs où elles pouvaient livrer de meilleurs rendements maintenant et plus tard.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Le chef de la direction de la Banque, Darryl White, a indiqué que cette décision s’inscrivait dans la volonté de la Banque de mieux répartir ses ressources dans des secteurs où elles pouvaient livrer de meilleurs rendements maintenant et plus tard.

La Banque de Montréal a l’intention de réduire progressivement ses investissements à l’extérieur du Canada et ses activités de banque d’affaires dans le secteur de l’énergie, alors qu’elle a surpassé les attentes en dévoilant un profit de 1,6 milliard pour son plus récent trimestre.

Le chef de la direction de la Banque, Darryl White, a indiqué que cette décision s’inscrivait dans la volonté de la Banque de mieux répartir ses ressources dans des secteurs où elles pouvaient livrer de meilleurs rendements maintenant et plus tard. « À l’avenir, les activités énergétiques de BMO Marchés des capitaux se concentreront sur le marché de l’énergie canadien, où nous croyons être mieux positionnés du point de vue concurrentiel et où nous allons maintenir notre engagement ferme consistant à soutenir nos clients à long terme », a-t-il affirmé aux analystes lors d’une conférence de presse téléphonique pour discuter des plus récents résultats trimestriels.

Les commentaires de M. White surviennent alors que les banques canadiennes et l’économie du pays tentent d’alimenter une reprise dans la foulée de la pandémie. La crise de la COVID-19 a forcé les gouvernements et les institutions financières à améliorer leurs processus et à puiser dans leurs coffres pour offrir de l’aide aux gens qui en avaient besoin.

Malgré les pressions accrues et la récente deuxième vague de contamination du virus, la Banque de Montréal a affiché un profit de près de 1,6 milliard, soit 2,37 $ par action, pour son quatrième trimestre, en hausse par rapport à celui de 1,2 milliard, ou 1,78 $ par action, de la même période l’an dernier. Sur une base ajustée, la Banque de Montréal a indiqué avoir gagné 2,41 $ par action, un résultat en baisse par rapport à celui de 2,43 $ par action du même trimestre l’an dernier. Les analystes s’attendaient en moyenne à un profit ajusté de 1,90 $ par action, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

M. White a précisé que les perspectives continuaient d’être bonnes pour la Banque — une des raisons pour lesquelles elle a été capable de réduire la quantité d’argent mise de côté pour parer les mauvaises créances. Les provisions pour pertes sur prêts ont totalisé 432 millions au plus récent trimestre, une somme en hausse par rapport à celle de 253 millions de la même période l’an dernier, mais en baisse par rapport à celle de près de 1,1 milliard comptabilisée au troisième trimestre.

La Banque de Montréal a l’intention de se montrer disciplinée dans la gestion de ses dépenses et dans ses efforts pour améliorer l’efficacité de ses activités, a ajouté M. White. « Même si nous nous attendons à ce que la croissance des revenus dans certaines parties de nos activités reste limitée à court terme, nous restons engagés vis-à-vis de nos objectifs financiers à moyen terme », a-t-il affirmé.

La Banque, a ajouté M. White, a déjà raffermi son positionnement concurrentiel et celui de ses capitaux, et a déterminé des occasions de croissance avec la reprise des investissements des entreprises et des dépenses des consommateurs, et que le monde s’améliore dans la gestion de la COVID-19. « En regardant vers 2021, même si la trajectoire de la pandémie et de la reprise économique reste incertaine, nous savons maintenant que des vaccins seront disponibles assez bientôt, et il y a de bonnes raisons de se montrer optimistes quant à une accélération de la reprise économique alors que 2021 progressera. »

Recul à la Scotia

La Banque Scotia a pour sa part essuyé des reculs de ses bénéfices nets et ajustés entre les exercices financiers 2019 et 2020, tant au quatrième trimestre que pour l’ensemble de l’année.

Au dernier trimestre, le bénéfice net est passé en un an de 2,31 milliards à 1,9 milliard, ou de 1,73 $ à 1,42 $ par action diluée. Le bénéfice ajusté a quant à lui reculé de 2,4 milliards à 1,94 milliard, ou de 1,82 $ à 1,45 $ par action diluée. Pour l’ensemble de l’exercice 2020, le bénéfice net de la Banque Scotia s’est élevé à 6,85 milliards, alors qu’il avait été un an plus tôt de 8,8 milliards.

Brian Porter, président et chef de la direction de la Banque Scotia, a toutefois observé que les résultats se sont améliorés au quatrième trimestre, permettant à l’institution de terminer l’exercice sur une bonne note.

Le bénéfice ajusté dégagé en 2020 par le Réseau canadien a subi les conséquences défavorables de la dotation élevée au compte de correction de valeur pour pertes sur créances attribuable à la crise de la COVID-19.