En bref - Alcoa et les Métallos chez le maire de Bécancour

La direction de l'usine d'Alcoa à Bécancour et le syndicat des quelque 800 Métallos en grève depuis la semaine dernière se reverront cet après-midi à la demande du maire, Maurice Richard. Le président du syndicat des employés, Clément Masse, entretient toutefois peu d'espoir, préférant qualifier le rendez-vous de «rencontre de politesse», car la direction de l'usine, dit-il, n'a pas le «mandat de modifier quoi que ce soit dans l'offre finale que l'employeur nous a faite».

Le syndicat affirme que les offres viennent d'Alcoa aux États-Unis et du siège social montréalais d'Alcan, qui détient 25 % de l'aluminerie. La partie patronale s'est pour sa part dite prête à «accepter une rencontre à huis clos, dans le respect du processus de négociation, qui inclut la présence du conciliateur et des négociateurs des deux parties». Une centaine de cadres assurent le fonctionnement de l'aluminerie, mais ils ne cessent d'en réduire la cadence de production. La réorganisation du travail, la sous-traitance et le régime de retraite figurent parmi les principaux points de litige qui empêchent le renouvellement de la convention collective, expirée le 30 juin. Aucune nouvelle ronde de négociations n'est actuellement prévue.