Forte demande pour de meilleurs systèmes de filtration d’air au Canada

La Chambre immobilière du grand Vancouver note que la crise a «créé une plus forte demande pour les filtres à air, des modèles de base aux systèmes sophistiqués intelligents».
Photo: Getty Images La Chambre immobilière du grand Vancouver note que la crise a «créé une plus forte demande pour les filtres à air, des modèles de base aux systèmes sophistiqués intelligents».

Les filtres à air, grandement profitables pour les entreprises de chauffage, ventilation et conditionnement d’air (CVCA) qui sont capables de s’en procurer, sont plus populaires que jamais en temps de pandémie.

Au moment où la qualité de l’air à l’intérieur est devenue une priorité dans les lieux d’affaires, les entreprises de CVCA peinent à répondre à la demande pour des systèmes de filtration de grande qualité.

Les filtres à air sont faits de matériaux semblables à ceux des masques et d’autres équipements de protection personnelle, causant une pénurie, selon le président de l’entreprise ontarienne Springbank Mechanical Systems, Gregg Little.

« La demande est très forte en ce moment, confirme un directeur de succursale de Carmichael Engineering Ltd., Claudio Mastronardi. Les gens priorisent leur santé et sécurité avant les coûts. »

La Chambre immobilière du grand Vancouver a identifié la « qualité de l’air intérieur » comme une des tendances importantes en immobilier qui a émergé de la pandémie. Elle note aussi que la crise a « créé une plus forte demande pour les filtres à air, des modèles de base aux systèmes sophistiqués intelligents ».

Cela ne veut pas dire que les affaires ont été faciles pour les entreprises de CVCA dont plusieurs clients ont diminué significativement leur budget d’entretien pendant que d’autres dépensaient sans regarder, indique M. Little.

La demande a monté en flèche parce que les autorités locales ont contraint les propriétaires à se pencher sur les systèmes de filtration de leurs bâtiments.

Pas un remède miracle

Toutefois, les représentants de la santé publique de la ville de Toronto ont ajouté qu’il n’y avait « aucune preuve que les filtres à air peuvent réduire à eux seuls la propagation de la COVID-19 ».

Des technologies émergentes de filtration d’air comme le peroxyde d’hydrogène sec et l’ionisation bipolaire sont de plus en plus populaires, mais laissent plusieurs experts sceptiques quant à leur efficacité.

L’entreprise de gestion d’actifs Brookfield, qui utilise l’ionisation bipolaire, planifie de l’implanter dans tous ses bureaux pour réduire les émissions et la consommation d’énergie. Les propriétaires percevront d’ailleurs les plus vieux systèmes de filtration d’air comme « obsolètes », a affirmé l’administrateur général de Brookfield Property Partners, Brian Kingston, lors d’un événement pour les investisseurs à l’automne.

Les filtres à air peuvent être utilisés pour ralentir la propagation du virus et il est très important pour les bâtiments d’atteindre des standards minimaux de ventilation, mais un professeur au département de génie civil et des mines à l’Université Toronto, Jeffrey Siegel, avertit qu’améliorer les filtres à air n’est pas un remède miracle.

M. Siegel ajoute qu’une installation conforme est essentielle au fonctionnement des filtres à air, surtout avec des filtres plus épais et des technologies avancées comme les lampes ultraviolettes. Selon lui, les propriétaires d’immeuble ne devraient engager que des entreprises de CVCA qui peuvent donner des références clients.