Québecor n'exclut pas d'offrir ses services sans fil à l’extérieur du Québec

Vidéotron estime à 20% sa part de marché au Québec.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Vidéotron estime à 20% sa part de marché au Québec.

Québecor ne ferme pas la porte à la possibilité d’offrir des services sans fil à l’extérieur du territoire québécois si le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) opte pour des changements réglementaires.

Cette percée, si elle devait se concrétiser, s’effectuerait par l’entremise de Fizz, le fournisseur de téléphonie cellulaire et Internet à bas prix déployé il y a deux ans par Vidéotron.

« Oui, absolument», a répondu le président et chef de la direction de Vidéotron, Jean-François Pruneau, jeudi en réponse à un analyste, au cours d’une conférence téléphonique. «Cela étant dit, nous n’avons pas [d’infrastructures] à l’extérieur du Québec. Nous devrions trouver un partenaire. »

Plusieurs attendent de connaître la décision du CRTC sur les services sans fil mobiles. Certains plaident pour l’arrivée d’exploitants de réseaux mobiles virtuels qui pourraient louer l’accès au réseau des principaux joueurs nationaux comme Bell, Rogers et Telus.

D’autres, comme Cogeco, souhaitent déployer un modèle hybride qui se traduirait par des investissements pour mettre en place un réseau dans certaines régions et de la location ailleurs.

Dans le marché québécois, l’entreprise, qui a déployé son service de téléphonie cellulaire il y a une décennie, comptait quelque 1,45 million de lignes actives en date du 30 septembre dernier.

Cela représente une progression d’environ 48 000 lignes par rapport au deuxième trimestre. Vidéotron estime à 20 % sa part de marché au Québec.

Performance financière

En ce qui a trait à sa performance financière, Québecor a vu son bénéfice net décliner de 21 % au troisième trimestre, pour s’établir à 140,9 millions, ou 56 ¢ par action.

L’entreprise a notamment attribué ce résultat à une charge de restructuration de 18,9 millions ainsi qu’à des ajustements d’instruments financiers.

Ses revenus ont toutefois progressé de 3,6 %, à 1,11 milliard, notamment grâce à son secteur des télécommunications, qui a vu ses recettes croître de 7 %. La division des médias a vu son chiffre d’affaires décliner de 6 % alors que la pandémie de COVID-19 a pesé sur ses revenus publicitaires.

 

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