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Nouvelle campagne des opposants au projet d’Hydro-Québec

Le projet New England Clean Energy Connect permettrait à Hydro-Québec d’exporter son énergie vers le Massachusetts.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le projet New England Clean Energy Connect permettrait à Hydro-Québec d’exporter son énergie vers le Massachusetts.

Les opposants au projet que mène Hydro-Québec avec son partenaire américain Central Maine Power (CMP) disent avoir récolté 23 000 signatures à différents bureaux de scrutin mardi, nouveau chapitre de leurs efforts visant à bloquer cet imposant projet d’exportation d’électricité.

Trois mois après une première stratégie rejetée par la Cour suprême du Maine, les organisateurs de la campagne espèrent que le projet New England Clean Energy Connect, qui permettrait à Hydro-Québec d’exporter son énergie vers le Massachusetts, sera soumis à un référendum en 2021.

Lors de la première campagne, les opposants avaient dépassé les 63 000 signatures requises en vue d’un référendum qui aurait normalement dû avoir lieu mardi, jour de scrutin aux États-Unis, où l’on profite parfois de l’occasion pour effectuer des consultations populaires. Parmi leurs préoccupations figurent des enjeux liés aux paysages et à l’environnement, notamment dans le sentier des Appalaches.

Ayant multiplié les efforts pour écouler ses surplus, Hydro-Québec a signé avec le Massachusetts un contrat de 20 ans qui pourrait générer des revenus d’environ 10 milliards. La société d’État affirme que l’énergie renouvelable équivaudrait au retrait de plus de 700 000 voitures des routes et que l’entente exercerait une pression à la baisse sur les prix dans toute la région de la Nouvelle-Angleterre. La ligne de 1200 MW devrait entrer en service en 2022.

Nouveau permis fédéral du côté américain

Par ailleurs, le projet a franchi une nouvelle étape mercredi. Le Corps du génie de l’armée de terre des États-Unis (United States Army Corps of Engineers) a, à son tour, délivré un permis environnemental fédéral. Selon la société mère de CMP, Avangrid, ce feu vert ouvre la voie au début de la construction du côté américain. Il reste maintenant à décrocher le permis présidentiel du département de l’Énergie, ce qui permettrait la connexion transfrontalière. Du côté québécois, les travaux requis font notamment l’objet d’une analyse au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

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