Les écarts se creusent en santé financière

Selon un sondage mené par Ipsos, 43% des répondants se disent préoccupés par leur niveau d’endettement.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Selon un sondage mené par Ipsos, 43% des répondants se disent préoccupés par leur niveau d’endettement.

Deux autres sondages viennent illustrer le creusement des écarts en santé financière provoqué par la pandémie.

Dans une enquête menée par Angus Reid pour le cabinet en insolvabilité BDO Canada, il y aurait deux fois plus de Canadiens se trouvant dans une situation financière plus difficile en raison de la pandémie que de Canadiens évoquant une amélioration de leurs finances personnelles, soit 39 % des répondants contre 18 %. Sous un autre angle, 42 % des répondants disent économiser moins contre 28 % affirmant épargner davantage.

Toujours selon les résultats de l’enquête, 66 % des Canadiens endettés éprouvent de la difficulté à faire face à leurs paiements ou ont dû faire des sacrifices dans leur budget pour y parvenir. De plus, 13 % doivent carrément réduire leurs dépenses de première nécessité, comme la nourriture et les vêtements.

Angus Reid Global a mené un sondage en ligne du 1er au 8 septembre 2020, parmi un échantillon représentatif aléatoire de 2047 Canadiens. Il comporterait une marge d’erreur de plus ou moins 2,2 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Un autre sondage, mené par Ipsos pour le cabinet de services professionnels en insolvabilité MNP, indique qu’ils sont plus nombreux à faire état de problèmes de dette, en particulier à mesure que les reports de paiement et les programmes d’aide d’urgence s’estompent. Et 43 % déclarent être préoccupés par leur niveau d’endettement.

13 %
C’est la proportion de Canadiens qui doivent réduire leurs dépenses de
première nécessité, selon un sondage.

Par revenu, 44 % des ménages dans la tranche de 40 000 à 60 000 $ par an se trouvent à 200 $ ou moins loin de l’insolvabilité, dont 22 % étaient déjà insolvables. Dans la tranche des 60 000 à 100 000 $, 35 % disent la même chose, dont 17 % étaient insolvables, alors que 24 % des ménages gagnant plus de 100 000 $ affirment ne pas pouvoir s’acquitter de leurs obligations d’endettement, 15 % se disant déjà insolvables.

Dans le volet immobilier, « 57 % des locataires soutiennent qu’ils sont à 200 $ ou moins de l’insolvabilité, 32 % se disant déjà insolvables au départ. Chez les propriétaires, 36 % affirment la même chose, 18 % se disant déjà insolvables.

MNP ajoute que les Québécois, à 26 %, signalent la plus forte augmentation des personnes se disant insolvables, ce qui porte la proportion totale de personnes se retrouvant à 200 $ ou moins de l’insolvabilité à 51 %, en hausse de dix points par rapport à la lecture de juin.

Les données ont été compilées entre le 1er et le 3 septembre auprès d’un échantillon de 2001 Canadiens âgés de 18 ans et plus. Le sondage serait exact à plus ou moins 2,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

 

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