Un dividende moins élevé pour Loto-Québec

En dévoilant mardi son rapport annuel pour l’exercice terminé à la fin de mars, Loto-Québec a fait état d’un dividende de 1,33 milliard, en recul d’environ 4% par rapport à l’année financière précédente, mais supérieur de 58 millions à la cible fixée par le gouvernement Legault.
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir En dévoilant mardi son rapport annuel pour l’exercice terminé à la fin de mars, Loto-Québec a fait état d’un dividende de 1,33 milliard, en recul d’environ 4% par rapport à l’année financière précédente, mais supérieur de 58 millions à la cible fixée par le gouvernement Legault.

La pandémie de COVID-19 n’a pas mis de temps à avoir des effets sur les résultats de Loto-Québec, qui versera un peu moins d’argent dans les coffres de l’État au terme du dernier exercice, tout en distribuant une somme moins élevée en primes à ses cadres et employés — qui ne sont plus aussi nombreux à bénéficier de cet avantage.

En dévoilant mardi son rapport annuel pour l’exercice terminé à la fin de mars, Loto-Québec a fait état d’un dividende de 1,33 milliard, en recul d’environ 4 % par rapport à l’année financière précédente, mais supérieur de 58 millions à la cible fixée par le gouvernement Legault.

Les revenus générés grâce aux loteries, casinos et établissements de jeu ont fléchi de 3,1 %, à 2,74 milliards, alors que le résultat net a décliné de 4 %, à 1,35 milliard. « Il est important de mentionner qu’à la fin de février (avant que n’éclate la crise sanitaire), nos produits et notre résultat net étaient sensiblement les mêmes qu’à pareille date en 2019 », a écrit la présidente et cheffe de la direction de la société d’État, Lynne Roiter, dans son message du rapport annuel.

Le nouveau coronavirus s’est soldé par des fermetures de casinos et salons de jeux ainsi que par la suspension d’activités de loterie vidéo à la mi-mars. La vente des billets chez les détaillants et les kiosques a également été mise entre parenthèses. Cela a fait fléchir les recettes des loteries (–2,8 %) et des établissements de jeu (–10,9 %) pour l’exercice terminé le 31 mars.

3,1%
C’est le fléchissement des revenus générés grâce aux loteries, casinos et établissements de jeux.

Les fermetures prolongées d’établissements comme les casinos — qui ont commencé à rouvrir leurs portes de manière progressive en juillet — risquent également d’avoir des effets sur la performance de Loto-Québec au cours de l’exercice en cours.

Par ailleurs, la société d’État devrait bientôt distribuer environ 13 millions en primes à quelque 3700 cadres et employés, ce qui constitue une baisse par rapport à la somme de 18 millions octroyée l’année précédente.

Nouveau contrat de travail

Outre la baisse des résultats, ce recul est attribuable au nouveau contrat de travail conclu avec le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, qui fait en sorte qu’environ 475 employés de moins sont admissibles à une rémunération incitative. « Loto-Québec a annoncé qu’aucune rémunération incitative ne sera versée à l’ensemble des cadres pour l’exercice 2020-2021, en plus du gel des salaires », a-t-elle fait valoir dans une déclaration envoyée par courriel.

En dépit d’une diminution des revenus et des profits, Mme Roiter a vu sa rémunération globale, qui tient compte de son salaire de base et d’autres avantages, progresser de 5,2 %, à 520 990 $, pour l’exercice 2019-2020. Le traitement des cinq principaux dirigeants de la société d’État s’est établi à 2,05 millions, en hausse de 3 %.

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