Action montréalaise concertée pour la relance économique

En mai, le Conference Board du Canada publiait une étude soulignant que Montréal se plaçait derrière les grandes villes de l’Ouest canadien au classement des villes les plus touchées par les effets de la pandémie.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne En mai, le Conference Board du Canada publiait une étude soulignant que Montréal se plaçait derrière les grandes villes de l’Ouest canadien au classement des villes les plus touchées par les effets de la pandémie.

Relançons MTL voit le jour. Ciblant 14 secteurs clés de l’économie montréalaise, l’initiative entend proposer ses conclusions en novembre.

« Relançons MTL mobilisera les acteurs de l’écosystème économique du Grand Montréal dans l’objectif d’accélérer la relance de l’économie. Il permettra de créer des lieux d’échange, d’encourager le partage de meilleures pratiques et de savoir-faire et de formuler des actions concrètes pour aider les décideurs à déployer une approche bien alignée sur les besoins des différents secteurs », lit-on dans le communiqué de presse accompagnant l’événement tenu mardi.

Le mouvement a été lancé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain avec l’appui d’une vingtaine de partenaires, « propulsé » par les gouvernements du Canada et du Québec, la Communauté métropolitaine de Montréal et la Ville de Montréal, en association avec Investissement Québec et en collaboration avec le Palais des congrès de Montréal, indique-t-on.

Relançons MTL bénéficie d’un financement de 750 000 $ du gouvernement du Canada, de 425 000 $ du gouvernement du Québec, ainsi que d’une contribution de la Communauté métropolitaine de Montréal et de la Ville de Montréal, prend-on soin de préciser. « Le mouvement se déclinera en neuf plans d’action, neuf forums sectoriels, cinq causeries, et prévoit un événement de clôture en novembre. »

Montréal a aussi mis sur pied plusieurs comités pour stimuler la relance de l’économie, pouvait-on lire dans Le Devoir la semaine dernière, à la suite du point de presse de la mairesse Valérie Plante qui exhortait les travailleurs des tours de bureaux à revenir au centre-ville. Ces comités réunissent des gens d’affaires et des experts, parmi lesquels Guy Cormier, chef de la direction et président du conseil du Mouvement Desjardins, Yves Lalumière, p.-d.g. de Tourisme Montréal, Stéphane Paquet, p.-d.g. de Montréal International, et Monique Simard, présidente du conseil du Quartier des spectacles.

Un soulagement relatif

Plus tôt, Montréal International indiquait que le Grand Montréal s’en était tout de même relativement bien tiré en matière d’emploi. « Entre février et juillet 2020, Montréal a connu une baisse de l’emploi estimée à 5,7 %, ce qui la place au deuxième rang parmi les 20 grandes métropoles du Canada et des États-Unis en ce qui a trait à la reprise de son marché du travail depuis le début de la crise de la COVID-19. Seule la région métropolitaine de Phœnix a subi une baisse moins élevée », indiquait l’agence de promotion et de développement du Grand Montréal.

En mai, le Conference Board du Canada publiait une étude soulignant que Montréal se plaçait derrière les grandes villes de l’Ouest canadien au classement des villes les plus touchées par les effets de la pandémie. Selon les projections du groupe de réflexion, l’activité économique de la région montréalaise devait reculer de 3,6 % en 2020, après avoir crû de quelque 3,4 % en 2019, plombée par un plongeon de 6,6 % attendu au deuxième trimestre. Le Conference Board chiffrait le rebond attendu en 2021 à 6 %.

Si le marché de l’emploi de Montréal a vu la création nette de 134 000 postes de 2017 à 2019, il en perdra près de 55 000 en 2020, a ajouté le Conference Board. Le taux de chômage passerait ainsi de 5,7 % l’an dernier à 8,9 % en 2020. En 2021, environ 59 000 postes verront le jour.

Selon les données de Statistique Canada, du début au creux estival de la pandémie, le taux de chômage dans la région administrative est passé de 7 % à 15,8 % entre février et juin.

 

À voir en vidéo