Autre préavis de grève au Port de Montréal

Les membres du Syndicat des débardeurs du Port de Montréal ont amorcé lundi dernier une grève de quatre jours qui devait prendre fin vendredi matin.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les membres du Syndicat des débardeurs du Port de Montréal ont amorcé lundi dernier une grève de quatre jours qui devait prendre fin vendredi matin.

Le conflit de travail semble vouloir persister entre l’Association des employeurs maritimes (AEM) et le Syndicat des débardeurs du Port de Montréal (SCFP). Vendredi matin, le président du syndicat, Martin Lapierre, a fait parvenir à l’AEM un préavis de grève annonçant l’arrêt de travail sur les deux terminaux de la compagnie Tremont à partir de lundi prochain, à 7 h, jusqu’au vendredi 7 août à 6 h 59. Le nombre de syndiqués visés par cette grève est de 355 débardeurs, grands contremaîtres et hommes d’entretien.

Les membres du Syndicat des débardeurs du Port de Montréal ont amorcé lundi dernier une grève de quatre jours qui devait prendre fin vendredi matin à 6 h 59. Le conseiller du syndicat, Michel Murray, a expliqué que le conflit portait essentiellement sur les horaires de travail des débardeurs et a dit croire que la grève permettrait de mettre de la pression sur l’AEM. « C’est pour mettre une pression économique sur les compagnies maritimes et qu’ils bougent leur mandat à la table des négociations. Mais force est de constater que la seule réponse qu’on a eue ce matin, c’est l’utilisation de briseurs de grève », déplorait Michel Murray lors d’une conférence de presse lundi.

D’autre part, mardi soir, la section locale 1657 de l’Association internationale des débardeurs a remis un avis de grève à l’AEM. Selon le syndicat, l’impasse porte sur la sécurité d’emploi et la juridiction des tâches des syndiqués. Le président du syndicat, Ian Mulcahy, affirme que les opérateurs de terminaux ont implanté une technologie dans le but d’éliminer les emplois des vérificateurs.

Jeudi, cinq regroupements d’employeurs ont dit être extrêmement préoccupés par l’impact sur l’économie de l’escalade des tensions. Ils ont reproché au Syndicat des débardeurs SCFP d’avoir pris l’économie en otage. Le Conseil du patronat du Québec, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, la Fédération des chambres de commerce du Québec et Manufacturiers et Exportateurs du Québec ont appelé tous les gouvernements à intervenir rapidement pour limiter les dégâts pouvant découler du prolongement de cette situation. « Je ne crois pas que nous puissions avoir une grève à long terme. L’impact serait tout simplement trop grand », avait déclaré Michel Leblanc, qui dirige la CCMM.

L’Administration portuaire de Montréal se dit préoccupée par cette situation, expliquant que les activités portuaires sont essentielles à la bonne marche de l’économie. Le conseiller syndical Michel Murray avait expliqué que les débardeurs sont sollicités pour travailler 19 jours sur 21, avant d’avoir un congé de deux jours, à cause de la forte activité.