Le Québec a toujours sa cote AA

Dans son évaluation, DBRS reconnaît que l'économie du Québec a subi les effets du confinement plus durement.
Photo: Valérian Mazataud Archives Le Devoir Dans son évaluation, DBRS reconnaît que l'économie du Québec a subi les effets du confinement plus durement.

DBRS Morningstar maintient la cote du Québec. Retenant la santé renouvelée des finances publiques québécoises avant l’entrée de l’économie en pandémie, l’agence estime que l’impact du coronavirus pourra être absorbé sans altérer le profil de risque du Québec.

DBRS maintient sa note AA (bas) pour la dette à long terme du gouvernement québécois et R-1 (moyen) pour sa dette à court terme. Ce statu quo vaut également pour Hydro-Québec. Dans son évaluation, DBRS reconnaît que le Québec a été plus durement touché que le reste du Canada par la pandémie selon le nombre de cas confirmé. Et que son économie a subi les effets du confinement plus durement, notamment sous le coup de mesures de restrictions plus sévères touchant les secteurs de la construction et des ressources. En revanche, les premiers signaux montrent une reprise de l’économie québécoise plus robuste qu’ailleurs.

« Québec prévoit que son PIB réel va chuter de 6,5 % et son PIB nominal, de 4 % en 2020. Ce scénario s’inscrit à l’intérieur de la fourchette de prévisions du secteur privé », souligne DBRS. L’agence torontoise ajoute également que l’économie québécoise est entrée dans cette pandémie en position de force, s’appuyant sur de « solides fondamentaux » et bénéficiant de surplus budgétaires successifs et d’une réduction sensible de son endettement au fil des dernières années. « Même si d’importants déficits sont anticipés et que l’endettement va croître, il est prévu que l’impact sera temporaire et que le gouvernement québécois peut y faire face sans éroder son profil de risque. »

DBRS retient également la volonté de Québec de revenir à l’équilibre sur un horizon de cinq ans. Selon ses projections, la dette du Québec, ajustée pour tenir compte de dépenses d’investissement ponctuelles, devrait croître de 23,2 milliards ou de 10,7 % en 2020-2021, pour atteindre un ratio dette/PIB s’approchant de 54 %. Ce ratio devrait reprendre sa tendance baissière et revenir autour des 50 % à moyen terme, ajoute-t-elle.

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