Restrictions assouplies pour un grand nombre de destinations touristiques

Environ la moitié de toutes les destinations qui ont assoupli les restrictions se trouvent en Europe. Sur la photo, l'aéroport de Berlin
Photo: Tobias Schwarz Agence France-Presse Environ la moitié de toutes les destinations qui ont assoupli les restrictions se trouvent en Europe. Sur la photo, l'aéroport de Berlin

Le nombre de destinations s’ouvrant au tourisme augmente lentement depuis le creux de la crise. Ainsi, 40 % d’entre elles ont assoupli leurs restrictions.

Selon le suivi de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), 40 % ou 87 destinations avaient assoupli leurs restrictions sur les voyages, contre 22 % au 15 juin et 3 % au 15 mai. Cette progression « confirme la tendance à une adaptation lente mais continue et à un redémarrage responsable du tourisme international », commente l’Agence spécialisée des Nations unies.

De ces 87 destinations, seulement 4 ont complètement levé toutes les restrictions, tandis que les autres ont maintenu certaines mesures telles que la fermeture partielle des frontières. À l’autre extrémité, 115 destinations, soit 53 % de toutes les destinations dans le monde, continuent de laisser leurs frontières complètement fermées pour le tourisme.

Il va sans dire que les destinations fortement dépendantes du tourisme sont plus susceptibles d’assouplir les restrictions aux voyages. Sur les 87 destinations l’ayant fait depuis le creux de la pandémie, 20 sont de petits États insulaires en développement, dont beaucoup dépendent du tourisme comme pilier central de l’emploi, de la croissance économique et du développement. Mais le rapport montre également « qu’environ la moitié (41) de toutes les destinations qui ont assoupli les restrictions se trouvent en Europe, confirmant le rôle de premier plan de la région pour le redémarrage responsable du tourisme ».

L’OMT ajoute que parmi les 115 destinations maintenant leurs frontières complètement fermées au tourisme international, une majorité (88) le fait depuis plus de 12 semaines. « Le coût lié aux restrictions de voyage introduites en réponse à la COVID-19 a des dimensions historiques. » L’OMT chiffrait cette semaine qu’à la fin du mois de mai déjà, la pandémie avait entraîné une perte de 320 milliards de dollars de recettes, soit déjà trois fois le coût de la crise économique mondiale de 2008-2009.